Bataille linguistique sur Facebook: l'OQLF retire sa plainte

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Une inspectrice de l'OQLF a demandé à Maurice Holder, propriétaire de la brasserie qui porte son nom, de retirer l'inscription «W.-C.» de la porte des toilettes. Il s'agit d'une expression pourtant très répandue en France.

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L'Office québécois de la langue française (OQLF) a retiré sa plainte visant une commerçante de Chelsea.

La propriétaire d'une boutique de vêtements, Eva Cooper, pourra continuer de privilégier l'anglais dans ses publications sur la page Facebook de son commerce, mais devra à tout le moins ajouter un mot en français.

«Je suis satisfaite. Je pense que leur position s'est adoucie», a commenté Mme Cooper.

La Charte de la langue française prévoit que «les catalogues, les brochures, les dépliants, les annuaires commerciaux et toute autre publication de même nature doivent être rédigés en français». Pour l'OQLF, l'expression «toute autre publication» pouvait donc s'appliquer à Facebook, ce que contestait Mme Cooper, qui est elle-même parfaitement bilingue. La loi, écrite il y a plus de 40 ans, ne pouvait prévoir l'arrivée des nouvelles technologies. L'OQLF tente aujourd'hui d'éclaircir cette zone grise.

Selon Mme Cooper, les publications sur Facebook ne devraient pas êtres pas assujettis aux lois québécois régissant l'utilisation de la langue dans l'affichage commercial car aucun coût n'y est associé.

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