Barbara Ann Scott rend l'âme

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Babara Ann Scott a visité Ottawa récemment où elle a inauguré une exposition permanente à l'hôtel de ville qui met en vedette tous les souvenirs de la carrière de la patineuse.

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Ottawa pleure le décès de sa plus grande athlète. L'ancienne championne de patinage artistique Barbara Ann Scott a rendu l'âme dimanche soir à l'âge de 84 ans. Un porte-parole de la famille, Pat MacAdam, a confirmé la nouvelle en soirée au réseau CTV.

Mme Scott avait été opérée le printemps dernier pour des problèmes reliés à son pancréas. Elle vivait depuis plusieurs années maintenant en Floride. Mais elle avait tenu à faire le voyage vers Ottawa, il y a quelques semaines, afin de participer à une exposition en son honneur à l'hôtel de ville.

«Elle était une personne exceptionnelle. Mme Scott avait notamment accepté de donner ses médailles et trophées à la ville qu'elle aimait tant», a souligné le maire Jim Watson via Twitter.

«Elle était une grande ambassadrice pour Ottawa et le Canada», a noté pour sa part le ministre John Baird.

Barbara Ann Scott avait remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques en 1948. Du même coup, elle avait conquis le coeur des gens de sa ville natale, qui lui avait réservé un accueil monstre au centre-ville.

Quatre fois championne canadienne, Barbara Ann Scott n'avait enfilé les patins que deux fois lors des 50 dernières années.

Mais elle demeurait impliquée à sa façon dans le sport. On pouvait l'apercevoir fréquemment aux championnats nationaux, jaser avec les Elizabeth Manley, Joannie Rochette et compagnie. Malgré son âge, elle possédait une mémoire exceptionnelle.

L'année 1948 demeurait fraîchement tatouée sur son coeur et dans sa tête. Mme Scott, qui était alors âgée de 19 ans, avait dû braver le brouillard pour gagner le titre olympique. Elle demeure toujours la seule Canadienne à avoir remporté l'or en patinage artistique aux Jeux. «À l'époque, les compétitions se déroulaient à l'extérieur», avait-elle rappelé au journaliste du Droit en 2006.

«Aujourd'hui, les jeunes sont chanceux. Ils n'ont pas besoin de se préoccuper de la pluie verglaçante, la neige, le vent ou même le froid. C'est une des raisons pourquoi, les performances sont plus spectaculaires.»

Mme Scott avait parlé en long et en large du chalet dont ses parents étaient propriétaires dans le secteur Kingsmere, dans le parc de la Gatineau. Elle se souvenait de ses marches où elle croisait le premier ministre de l'époque, William Lyon Mackenzie King.

La grande dame du sport a toujours été touchée par l'amour des gens d'Ottawa à son endroit. Il y a deux ans, ils étaient plusieurs personnes en pantalons de pyjama le long de la rue Baseline à l'encourager durant sa portion du relais de la flamme à l'occasion des Jeux olympiques de Vancouver.

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