Francine et Jeannine Charron ont écopé deux ans moins un jour d'emprisonnement avec sursis parce que leur âge et leur état de santé ne leur permettaient pas d'être incarcérées dans une prison provinciale comme celle de Gatineau. Les deux femmes, qui n'ont aucun lien de parenté, habitaient ensemble dans un logement du 175, boulevard Mont-Bleu, à Gatineau, lorsqu'elles ont été arrêtées en 2010.
La juge Millar a accepté la proposition commune de la défense et de la Couronne, qui ont conclu une entente de peine à purger à domicile.
«C'est vraiment exceptionnel et ce n'est pas de gaieté de coeur pour la Couronne», a insisté la juge, s'adressant aux deux femmes. «Vous êtes chanceuses, compte tenu des faits. C'est un dossier particulier et assez exceptionnel.»
Le ministère public demande habituellement une peine d'emprisonnement en centre de détention pour ce genre de crime.
Lors de la perquisition de l'appartement des Charron, le 24 septembre 2010, les policiers ont saisi plus de 3 000 grammes de cannabis, près de 200 pilules de codéine et d'oxycodone, ainsi que 5020$ en espèces. L'argent sera remis au Procureur général du Québec et la drogue sera détruite.
Trois écoles primaires et secondaires se trouvent à moins de 200 mètres du 175, Mont-Bleu. «Les femmes n'ont pas vendu à des enfants», a assuré hier l'avocat de la défense, Me Pierre Cécile.
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