L'ARWQ, dont les bureaux ont pignon sur rue dans le secteur Aylmer, à Gatineau, insiste pour affirmer que cette attaque armée présumément dirigée contre la nouvelle première ministre, Pauline Marois, ne représente «aucunement l'idée de ce que la communauté anglophone pense».
«Je suis content que Mme Marois ait échappé à cette aventure. Mais c'est tellement tragique qu'une personne soit décédée», a indiqué le président de l'ARWQ, Noël Gates.
Selon lui, le geste du tireur tient davantage de la folie et de la maladie mentale que de la préméditation d'un groupe anti-souverainiste organisé.
«Je n'ai pas l'impression qu'il appartient à un groupe terroriste, selon M. Gates. Il se serait alors comporté de façon plus ou moins normale. Ce qu'on a vu (le soir du drame), c'est un homme en robe de bain qui tire sur des personnes n'ayant rien à voir avec la politique. En tout cas, si c'est vraiment un geste politique, cela ne nous ressemble pas.»
Nouvelle loi 101
Le président des West Quebecers a par ailleurs qualifié les résultats de mardi «de bonne chose, dans un sens» puisque le gouvernement péquiste est minoritaire, et qu'un référendum sur la souveraineté lui paraît ainsi plus difficile à réaliser.
Dans son allocution d'hier, la première ministre élue a parlé du fait français en Outaouais.
«Il y a le recul inquiétant du français dans la région de Montréal et en Outaouais qui demeure au centre de mes préoccupations. Il faut agir et j'ai l'intention de déposer une nouvelle loi 101», a affirmé Mme Marois.