Il y a un peu plus d'un an, Chantale Cyr a tout misé sur le rêve de devenir propriétaire, afin d'offrir à ses trois enfants le confort d'une maison, à la suite de son divorce.
Elle a trouvé la perle rare, une belle propriété nichée à flanc de colline à Saint-Pierre-de-Wakefield, entre la ville et la campagne, dotée de deux logements locatifs qu'elle n'aurait jamais pu se permettre d'acquérir au centre-ville.
En l'espace d'une semaine, par contre, son rêve a commencé à se désagréger, morceau par morceau, en même temps que sa maison qui a pourtant été inspectée.
Les jours se suivent et se ressemblent, au rythme des mauvaises surprises.
Une fuite de la machine à laver. C'est le début du cauchemar : des infiltrations d'eau derrière les murs, un tuyau de plomberie qui cède et un champ d'épuration à changer. La semaine suivante, le plancher du premier étage se soulève et gondole. Elle réalise avec effroi que la toiture, pourtant rénovée en 2010, présente d'importantes failles de construction, et que le grenier n'est ni isolé, ni aéré. Autre triste constat deux étages plus bas : la nouvelle propriétaire découvre que les fondations affichent des fissures de la taille d'une main, raconte-t-elle, en s'exécutant devant le photographe du Droit.
« Ça aurait été moins difficile de tout raser et de reconstruire. Une fois les rénovations enclenchées, je ne peux plus revenir en arrière », regrette-t-elle, la gorge serrée.
Coût total des réparations à faire : 200 000 $, estime-t-elle, alors que la maison lui a coûté 230 000 $.
Plus de détails dans LeDroit du 18 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca