Le scarabée japonais. C'est lui, le coupable. C'est lui qui s'attaque de plus en plus à vos rosiers, vignes, pommiers, pruniers, bouleaux et autres. Il ne dit pas non à un jardin où l'on trouve des asperges, des brocolis et de la rhubarbe. En fait, cet insecte s'est adapté à la végétation de la région. Il n'est pas difficile. Plus de 300 espèces de plantes composent maintenant son menu. Il est particulièrement actif lors des chaudes journées ensoleillées.
De plus en plus nombreux
La Ville de Gatineau indique avoir observé une augmentation de la présence de scarabées japonais sur les terrains municipaux, mais ne note toutefois pas d'infestation pour l'instant.
Les scarabées japonais se reconnaissent à leurs reflets verts métalliques et cuivrés. De petite taille, environ un centimètre, ils peuvent s'y prendre à plusieurs centaines pour dévorer une plante. Le soir venu, quand ils disparaissent, les traces de leur passage sont indéniables. Des feuilles, il ne reste plus que les nervures. Une plante peut être ravagée en quelques jours.
Déjà très nombreux dans la région, la population de scarabées n'a pas encore atteint son apogée cet été. C'est au début du mois d'août qu'ils seront en plus grand nombre.
« Ce scarabée est arrivé ici il y a longtemps », note Yves Bousquet, chercheur spécialiste des coléoptères carabidae à Agriculture et Agroalimentaire Canada. « Mais comme plusieurs espèces introduites au pays, comme les perce-oreilles, par exemple, il a pris plusieurs décennies avant de se reproduire suffisamment pour qu'on s'en rende compte. Aujourd'hui, toutefois, il est impossible de l'ignorer dans les régions touchées. »
Il ne tue pas les végétaux auxquels il s'attaque. Ses ravages sont beaucoup plus d'ordre esthétique.
L'est du pays déjà « infesté »
La situation est devenue telle que les provinces touchées - le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse - ont été déclarées « zones réglementées », qualifiées de provinces « partiellement ou généralement infestées » par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). On ne rigole plus avec le scarabée japonais. Sans prédateur et avec les étés chauds et les printemps hâtifs de plus en plus fréquents, la petite bestiole pourrait rapidement devenir un problème.