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La Ville d'Ottawa dans la brume

Wayne Robillard et ses deux associés ont ouvert... (Martin Roy, LeDroit)

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Wayne Robillard et ses deux associés ont ouvert le BuzzOn le 20 avril dernier, le jour même où des milliers de fumeurs de cannabis s'allument un joint sur la colline parlementaire chaque année pour militer contre la prohibition de la marijuana.

Martin Roy, LeDroit

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Les autorités de la Ville d'Ottawa sont plongées dans la brume par la présence d'un salon pour fumeur de cannabis sur le chemin de Montréal, dans le secteur Vanier.

«Nous sommes conscients que ce site existe. Nos agents ont visité les lieux [lundi]. Nous surveillons toujours la situation pour tenter de voir ce qui se passe dans cet établissement, a commenté le chef de police, Charles Bordeleau. Est-ce qu'il y a des activités illicites ou licites? Si elles sont illégales, sont-elles de nature criminelle, ou contreviennent-elles au zonage ou à des règlements municipaux? C'est ce que nous tentons de déterminer pour prendre les mesures nécessaires».

Wayne Robillard et ses deux associés ont ouvert le BuzzOn le 20 avril dernier, le jour même où des milliers de fumeurs de cannabis s'allument un joint sur la colline parlementaire chaque année pour militer contre la prohibition de la marijuana.

Les adultes de 19 ans et plus - et non seulement ceux qui utilisent le cannabis pour des raisons médicales - peuvent s'en donner à coeur joie à l'intérieur du salon, sans crainte de persécution, prétend M. Robillard.

La conformité du salon questionnée

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, déplore toutefois que l'ouverture du site se soit effectuée en catimini.

«Malheureusement, ils n'ont pas donné d'avis à la Ville d'Ottawa. Il est donc difficile pour moi de souscrire à cela, surtout que je préfère une approche où l'on inclut la communauté dans les discussions. Nous cherchons à diversifier les entreprises du quartier, mais je ne vois pas comment cela contribue à la qualité de vie des résidents», a-t-il signalé.

À l'instar de M. Bordeleau, M. Fleury se questionne aussi sur la conformité du salon, qui fait fi de toute réglementation.

«La Ville livre des permis pour les commerces de tatouages et de perçages, voire un club d'effeuilleuses. Nous effectuons cela quand nous trouvons qu'il y a un risque pour l'ensemble de la société. Nous ne jugeons pas ces entreprises, mais il y a des règles de base à suivre.»

M. Robillard soutient que le BuzzOn s'avère sa façon de faire un pied de nez aux lois sur le cannabis. Lui-même convient que son aventure pourrait toutefois prendre fin abruptement. Son entente avec le propriétaire de l'édifice lui permet de résilier son bail après 60 jours si jamais la Ville d'Ottawa lui demandait de fermer boutique.

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