À l'école, comme des grands!

À quelques jours de la rentrée des classes, la fébrilité se fait sentir chez... (René Marquis, La Tribune)

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René Marquis, La Tribune

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ZONE Ma rentrée à l'école

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ZONE Ma rentrée à l'école

Ils ont cinq ans, peut-être six. Dans quelques jours, si ce n'est déjà fait, ils feront leur entrée dans le monde des grands, celui de l'école. Appréhension, fébrilité, joie, inquiétude : la parole aux enfants! »

Marie-Élise Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) À quelques jours de la rentrée des classes, la fébrilité se fait sentir chez les enfants qui ne connaissent pas encore l'école en dehors des livres d'histoires. Ils nous présentent une main pleine lorsqu'on leur demande leur âge, commencent à écrire leur nom et ont hâte de faire «comme les grands»: ces futurs écoliers entament la maternelle avec beaucoup d'excitation. La Voix de l'Est est allée à leur rencontre au Centre de la petite enfance (CPE) Le Grand Chapiteau, à Granby.

Qui a hâte d'aller à l'école?

«Moiiii!» répond en choeur la trentaine d'enfants de 5 et 6 ans.

«Parce qu'on peut faire des activités», précise Malik. «M-A-L-I-K», est-il fier d'épeler. Annabelle, pour sa part, aimerait bien apprendre quelques mots en anglais, tandis que les jumeaux William et Gabriel visualisent déjà l'heure de la collation...

Mais pour la plupart, la maternelle, c'est la lecture d'histoires, les jeux et les amis. «On va devenir soeurs, nous. Parce qu'on s'aime», laisse tomber Eva, qui ne sera pas dans la même école que sa meilleure amie de la garderie, Alyssa.

Les fillettes inséparables ne sont pas les seules qui perdront de vue des amis en quittant la garderie. C'est d'ailleurs la principale insécurité qui habite les petits écoliers, dont Maëlle. «Ça l'a comme sécurisée de savoir qu'il y a des gens qu'elle connaît qui vont à la même école qu'elle», reconnaît Valérie Desjardins, sa maman.

Comme plusieurs, Maëlle a participé à une visite des classes organisée dans le cadre du programme Passe-Partout et a eu l'occasion de rencontrer les professeurs du pavillon Sainte-Marie, à l'école du Phénix. «Elle se souvient encore de leur noms!» raconte sa mère, heureuse de lire la hâte dans les yeux de Maëlle.

Autre source de réconfort non négligeable en vue de cette nouvelle étape: les frères et soeurs. «Moi, à tous les soirs, je fais mes devoirs avec mon frère! Je suis capable de compter plus que 21, 22 pis 30», lance Derek.

Maylie aussi a un grand frère qui va à l'école. «Mon frère lit des histoires à ma mère avant de se coucher», rigole-t-elle, son sourire dévoilant deux palettes manquantes. Lire des histoires à maman? C'est le monde à l'envers! L'idée fait pourtant l'unanimité chez ces enfants de 5 ans, impatients de faire «comme les grands».

«Y'a plein de jouets, de la pâte à... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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«Y'a plein de jouets, de la pâte à modeler pis même des livres!» s'enthousiasme Alaaimen à propos de la maternelle. 

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

Les jumeaux William et Gabriel visualisent déjà l'heure... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est) - image 2.1

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Les jumeaux William et Gabriel visualisent déjà l'heure de la collation!

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

Comme des grands

«Quand c'est la nuit et la sieste, on grandit un peu plus vite. Il faut manger, faire des beaux dodos, boire plein d'eau quand il fait chaud, et boire du lait. Pis boire du jus pis de la liqueur pis de la bière quand on est grands», résume Abigaëlle, qui n'a pas la langue dans sa poche.

«Quand la cloche sonne, c'est l'heure d'aller jouer dehors dans les modules de grands!» a pour sa part retenu Abigaëlle. «Oui, ça veut dire que c'est l'heure de la récréation!» renchérit Alaaimen, sautillant sur place.

Une classe de maternelle, ajoute cette dernière, c'est plus grand qu'à la garderie. «Il y a plein de jouets, de la pâte à modeler pis même des livres!» s'enthousiasme-t-elle, fière d'ajouter qu'elle fréquente souvent la bibliothèque.

Maude, elle, a dessiné l'école. «Ça, c'est le gymnase et le bureau du directeur. Ça, c'est toutes les classes», indique-t-elle du bout du doigt, tendant la feuille colorée. Cette petite a des fourmis dans les jambes quand on lui parle de l'école.

«Ça fait à peu près deux ans qu'elle a hâte d'y aller», approuve sa mère, Véronique. «Elle veut apprendre à lire, apprendre à écrire, elle veut prendre l'autobus et elle veut une boîte à lunch. C'est comme ça qu'elle voit l'école», résume la maman, attendrie.

L'attente tirera bientôt à sa fin pour Maude, comme en témoigne le plant de tomates qu'on lui a remis lors de sa visite à la maternelle. «Il y en a (des tomates) qui commencent à être rouges en ce moment. Ça veut dire que je commence bientôt l'école!» raisonne la fillette énergique.

«J'ai déjà un sac de monstres», ne manque... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est) - image 3.0

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«J'ai déjà un sac de monstres», ne manque pas de préciser Noah, fier de son matériel scolaire.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

«Quand la cloche sonne, c'est l'heure d'aller jouer... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est) - image 3.1

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«Quand la cloche sonne, c'est l'heure d'aller jouer dehors dans les modules de grands!» a pour sa part retenu Abigaëlle lors de sa visite à l'école.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

Matériel scolaire

Le magasinage du matériel scolaire est très important pour les petits écoliers. «Moi, j'ai déjà toutes mes choses d'école!» lance Malik à travers le brouahaha de ses amis en plein bricolage.

«J'ai déjà un sac de monstres», ne manque pas de préciser Noah. Le garçon a aussi déjà été initié à l'autobus scolaire avec la pré-maternelle.

Et tous, sans exception, ont hâte de faire leurs tout premiers devoirs. «Je pense qu'il va falloir lui en inventer! Elle prend des journaux et des publi-sacs et elle copie des mots», s'amuse la mère de Maude.

La fillette sera servie en matière de devoirs au cours des prochaines années, puisqu'elle souhaite devenir comme papa et maman: docteur!

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