Le spinning, c'est tendance

La pratique du vélo stationnaire a connu un... (photo Danièle Francis)

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La pratique du vélo stationnaire a connu un essor, à travers le monde, grâce au spinning.

photo Danièle Francis

Étienne Fortin-Gauthier
La Voix de l'Est

(Granby) Bien installés sur leur vélo, une dizaine d'hommes et de femmes pédalent à toute vitesse, alors qu'à l'extérieur le mercure frôle les 20 degrés sous zéro. Notre groupe est cependant bien au chaud à l'intérieur en train de pratiquer le spinning. Cette activité sportive, inventée il y a une vingtaine d'années, connaît actuellement un nouveau souffle et notre région n'échappe pas à l'engouement.

La pratique du vélo stationnaire a connu un essor, à travers le monde, grâce au spinning. Le spinning (cardio vélo) est une activité physique au cours de laquelle des participants installés sur des vélos sont invités à suivre les instructions d'un entraîneur, le tout au son d'une musique entraînante. Perte de poids, augmentation du tonus musculaire et cardiovasculaire sont au nombre des bénéfices qui lui sont attribués."Ça fait longtemps que ça existe, mais que ça soit enseigné de façon structurée, intelligente et encadrée, ça c'est nouveau. Certaines personnes craignent de ne pas être capables de faire un cours comme ça, car elles pensent qu'il faut déjà avoir une bonne forme physique, mais ce n'est pas vrai. Le spinning est un exercice complet et les gens ressortent en pleine forme", explique Danièle Francis, entraîneure à l'Interplus de Granby.

Pour elle, le cardio vélo est devenu une passion qu'elle souhaite partager. "Tout au long du cours, l'entraîneur va simuler des montées et des descentes, mais on ne fait pas juste faire pédaler les gens, précise-t-elle. On va faire des exercices plus musculaires, d'autres pour travailler la résistance ou le cardio. Ça permet de brûler des calories et constitue un très bon moyen de se remettre en forme."

Christian Racicot, entraîneur à Énergie Cardio, est très enthousiaste envers le spinning. Il considère que c'est un sport qui mérite d'être connu. Cette discipline est à la portée de tout le monde. "Le spinning peut s'adapter autant aux débutants qu'aux gens plus avancés, dit-il. C'est un des cours les plus rentables au niveau cardiovasculaire."

Il souligne que l'entraîneur joue un rôle-clé tout au long de la séance. "Le but de l'entraîneur est de rappeler les objectifs pour que la personne force maintenant, pas demain. Pendant que je parle, elle oublie le temps qui passe. Après dix minutes, les gens se disent qu'ils ne seront jamais capables, mais à la fin, ils sont surpris que ce soit déjà terminé", confie-t-il.

Le Gym Évolution offre aussi des séances de spinning. Son propriétaire, Robert Légaré, constate une popularité certaine pour ce type d'entraînement. "Les gens répondent très bien, on constate qu'il y a de l'intérêt, dit-il. Ça a été inventé aux États-Unis, il y a plus de quinze ans. Au Canada, ça n'a pas vraiment monté avant, mais depuis deux ans, ça revient. C'est très tendance", dit-il.

Si le spinning peut amener certaines personnes à faire de l'exercice physique, dit-il, c'est déjà un pas dans la bonne direction. "On se dit que si les gens en font seulement une fois par semaine, c'est déjà 100% de plus qu'à la normale!"

La force du groupe

Dans les trois gyms de Granby, où on offre du spinning, les classes comptent une quinzaine de vélos stationnaires. Mais n'est-ce pas gênant pour certaines personnes d'avoir à s'entraîner auprès de gens au top de leur forme? "Même si on ne va pas au même rythme que quelqu'un qui est en super forme, ça ne paraît pas. On peut tricher avec les résistances du vélo et suivre quand même la cadence. On peut avoir quelqu'un qui fait de la performance à côté de quelqu'un qui fait une remise en forme et il n'y a absolument aucun problème. L'idée de s'entraîner en groupe, ça fait que l'heure passe plus vite et en plus de travailler sa musculation et son cardio, on travaille aussi le social", explique Danièle Francis.

Christian Racicot ajoute que l'effet de groupe est peu perceptible. "Quand on fait une course, les meilleurs sont en avant. Là, les vélos sont côte à côte et on a la possibilité de s'imaginer être le premier en avant", ajoute Christian Racicot, qui invite les gens à tenter l'expérience.

Lucie Landry qui pratique le spinning depuis l'automne considère même le groupe comme un allié. "J'aime voir les mêmes personnes revenir. Il y a un groupe de réguliers et ça me motive", raconte la femme de 35 ans, qui dit avoir ressenti les bienfaits de cette activité, dès les premières semaines.

Jean-Marc Prévost en était, lundi, à se première séance à vie. Il a été emballé par l'expérience. "C'était un essai, mais je vais m'inscrire! , annonçait-il fièrement. Je me prépare à faire le tour de l'Europe en vélo avec mon fils de 33 ans. Ça va me permettre d'être fin prêt."

Tout en saluant les bienfaits du spinning, Robert Légaré croit qu'il s'agit d'une mode. "Je suis dans le domaine depuis 1984, alors j'ai vécu toutes les modes et toutes les tendances. C'est une niche particulière, mon impression est que c'est passager."

Christian Racicot croit, pour sa part, que le spinning restera populaire, encore pendant un bon moment. "Je ne dis pas que ça ne baissera pas un jour, mais je crois qu'on n'a pas encore vu l'apogée du vélo en intérieur!

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