Remis à cause de la pluie

Trop souvent depuis le début de la saison,... (Julie Catudal, archives La Voix de l'Est)

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Trop souvent depuis le début de la saison, les gradins de l'Autodrome Granby sont demeurés vides à cause de la pluie...

Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

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(Granby) Je ne sais trop combien de fois j'ai pu écrire au cours des dernières semaines que tel match, tel programme de course et même tel tournoi avaient été remis à cause de la pluie. En fait, j'ai probablement écrit ça plus souvent que je n'ai pu faire de comptes rendus d'événements !

Des étés de pluie, on en a connu avant cette année. Mais comme celui-là, pas souvent.

À l'Autodrome Granby, le promoteur Dominic Lussier est découragé. Il a dû annuler quatre des huit programmes prévus depuis le début de la saison, dont les trois derniers. La dernière fois qu'il y a eu des courses sur la piste de la rue Cowie, c'était le 9 juin !

Lussier est découragé, les amateurs aussi. La saison des courses dure à peine quatre mois au Québec et les programmes ne sont pas repris lorsqu'ils sont annulés.

On les perd, tout simplement. Et quand on aime les courses, chaque programme annulé est une perte de jouissance, pour reprendre une expression qu'on entend dans les cours de justice.

J'ai beaucoup de respect pour ces gens qui oeuvrent dans les domaines où la météo fait foi de tout. Lussier a beau travailler fort pour présenter de belles soirées de courses, il aurait beau amener à Granby les meilleurs pilotes sur terre battue de la planète, si Dame Nature ne collabore pas, il n'y aura pas de spectacle. Et il ne fera pas une cenne.

Au baseball, les Guerriers junior élite ont jusqu'ici disputé 22 matchs. Mais huit de leurs rencontres ont été remises. On leur souhaite une belle soirée, ce vendredi, alors que l'équipe nationale junior de Cuba débarquera au stade Napoléon-Fontaine pour les affronter.

Au niveau senior, les Indians de Granby ont quant à eux mis des semaines avant de disputer leur premier match à domicile en raison de la pluie.

En fin de semaine, les activités de la classe B du Tournoi atome de Granby ont été annulées avant même qu'une seule goutte de pluie ne soit tombée. Les prévisions météo étaient mauvaises et les organisateurs ne voulaient pas que les visiteurs de Trois-Rivières, de Québec et de l'Outaouais fassent le voyage pour rien.

Du 22 au 30 juillet, ce sera le Challenger Banque Nationale de tennis. La rumeur veut que le président et directeur général Alain Faucher ait déjà fait une couple de voyages à l'oratoire Saint-Joseph afin de s'assurer que Dame Nature soit de son bord pendant le tournoi !

Annuler à partir des prévisions

Il pleut sans cesse cet été et le moral des organisateurs n'a jamais été aussi bas. Tellement bas, en fait, que plusieurs événements sont maintenant annulés à partir des prévisions météorologiques, comme ça a été le cas du tournoi atome, avec les risques que ça comporte.

Il y a deux semaines, les dirigeants de l'épreuve de Vallée-Jonction de la série canadienne de NASCAR ont annulé la course 48 heures avant sa présentation en raison des fortes probabilités de pluie. Finalement, il a fait beau et on aurait très bien pu agiter le drapeau vert au moment prévu. Ce qui a fait grimacer pas mal de monde.

Je l'ai déjà écrit, je n'aime pas beaucoup l'idée d'annuler un événement sportif à partir des prévisions météo. Je n'aime pas l'idée et je n'aime pas cette tendance qui est en train tranquillement de devenir la norme. La pluie fait partie de la réalité du sport en été et quand on se fie aux prévisions pessimistes des spécialistes et qu'ils se trompent, on a l'air carrément fou. Et ça frustre plein de monde.

Ceci dit, je peux comprendre le découragement de nos organisateurs et leur désir, parfois, de vouloir éviter le pire. Mais le risque peut s'avérer très élevé.

Évidemment, je ne ferais pas une chronique sur la météo si on avait un été un tant soit peu normal. Mais bon, fions-nous aux vieux sages qui nous disent « qu'on est juste au début juillet, que ça a le temps de virer de bord »...

Dominic Lussier et les autres ne demandent qu'à les croire.




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