Valcourt: survivre à oncle Jacques

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CHRONIQUE/ Un petit groupe de journalistes, tous des passionnés de sports motorisés, discutaient sur la galerie de presse du site du Grand Prix de Valcourt, vendredi après-midi. À un moment donné, l'un d'eux a laissé tomber: «C'est pas pareil sans mononcle Jacques, n'est-ce pas ? C'est plus dur de trouver des sujets intéressants...»

Les amateurs ont démontré leur attachement pour les... (Spectre Media, René Marquis) - image 1.0

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Les amateurs ont démontré leur attachement pour les motoneiges et le Grand Prix de Valcourt en fin de semaine.

Spectre Media, René Marquis

À la suite de la réflexion du journaliste en question, les autres ont tous avoué que oui, effectivement, il semblait manquer quelque chose au Grand Prix. «Valcourt, c'était Villeneuve!», a même tranché un autre reporter.

Le Grand Prix de Valcourt en était à sa 35e édition en fin de semaine et depuis toujours, les journalistes qui débarquaient au pays de BRP ne se posaient pas de questions quand venait le temps de trouver une bonne histoire. Avec mononcle, on l'avait toujours. Avec ses performances, ses accidents, ses déclarations spectaculaires, on n'avait jamais à se creuser la tête bien longtemps, mettons.

Mais voilà, Jacques Villeneuve est parti à la retraite. Et il semble bien qu'il ne reviendra pas cette fois.

Faut-il donc en conclure que Valcourt, c'est fini ? On se dit que ça a été bien agréable, on enterre et on oublie ça ?

Si on se fie aux très belles foules enregistrées en fin de semaine, il semble bien que l'événement soit plus fort qu'un pilote, aussi populaire fût-il. Les journalistes ont peut-être eu à travailler plus fort pour trouver de bonnes histoires, mais le public, lui, a répondu présent, même en l'absence de Villeneuve. On a même parlé d'un samedi record en matière d'achalandage.

Manifestement, on a sous-estimé l'intérêt des gens pour la motoneige en tant que sport et leur amour pour le Grand Prix de Valcourt.

Annonceur à l'Autodrome Granby et homme de médias, Anthony Marcotte a vécu sa première expérience à Valcourt, encore comme annonceur. Et il a trippé. Au point où il est allé écrire sur Twitter: «J'en ai fait des événements dans ma vie et je peux vous assurer que le Grand Prix de Valcourt est au sommet de la liste!»

Ça donne une idée.

Car Valcourt, c'est une grosse affaire et c'est bien organisé. Au Grand Prix, on se sent dans les grandes ligues. Il y a très peu d'organisations de ce calibre dans la région.

Et à défaut de mononcle Jacques, il y avait Tim Tremblay en fin de semaine. Et les gens aiment Steven Marquis, un gars de Cookshire, qui n'a toutefois pas connu le week-end qu'il espérait. Et Sabrina Blanchet attire l'attention. Et il y en a d'autres. Et il y a toujours les Américains.

Bref, le Grand Prix de Valcourt survivra à oncle Jacques. Il y aura peut-être des années plus tranquilles, les journalistes vont parfois l'avoir plus difficile, mais il survivra. Et c'est une saprée bonne nouvelle.

Le Canadien, le club qui commence en lion...

L'histoire se répète : après un gros, gros début de saison, le Canadien est en train de s'effondrer. La débandade est moins spectaculaire que celle de la saison dernière, mais elle n'en est pas moins inquiétante.

Le Canadien, c'est devenu l'équipe qui commence en lion et qui finit en mouton. Et dire qu'à la suite du départ-canon du club, cette saison, de nombreux analystes ont dit, enthousiastes: «Cette année, c'est pas pareil, c'est pas la même formation!»

Mais même avec Carey Price en santé, même avec Shea Weber, même avec Alexander Radulov, le Canadien est tombé dans ses vieux péchés.

Michel Therrien survivra-t-il à la tempête? Dans le contexte actuel, l'horrible performance offerte à Boston, dimanche soir, aurait été suffisante aux yeux de plusieurs directeurs généraux pour justifier un congédiement. Mais il est toujours là. Probablement parce que son lien avec Marc Bergevin est fort.

Qu'on le veuille ou non, l'ancien coach des Prédateurs vit sur du temps emprunté. Il devrait résister tant et aussi longtemps que Bergevin sera le seul à décider du sort de son entraîneur.

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