Les Inouk jouent gros

Patrice Bosch a fait son travail au cours... (archives La Voix de l'Est)

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Patrice Bosch a fait son travail au cours de la dernière période de transactions. La pression est maintenant sur l'entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs.

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(Granby) CHRONIQUE / C'est mardi soir que la période des transactions a pris fin dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec. Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, a complété ses emplettes en effectuant deux transactions mineures dont nous n'avions pas encore les détails en fin de soirée.

Mais voilà, le travail de Bosch était déjà fait. Celui-ci a volé le show le week-end dernier en allant chercher Joël Caron, le meilleur marqueur de la LHJAAAQ, ainsi qu'Antoine Arsenault, un des meilleurs défenseurs du circuit, les deux en provenance de Sainte-Agathe, dans le cadre d'une méga transaction.

Avant Noël, les Inouk s'étaient déjà améliorés en mettant la main sur le Valcourtois Samuel Pitre du Titan de Princeville, un leader capable d'amasser des points et de brasser.

On dit parfois qu'une équipe de hockey est aussi bonne qu'elle a du caractère. Arsenault était le capitaine de son équipe, Pitre aussi. En théorie, ce n'est pas le leadership qui manque désormais dans le vestiaire des Inouk.

Bosch a donné beaucoup pour obtenir Caron et Arseneault : notamment deux premiers et un deuxième choix au repêchage, l'excellent jeune défenseur Jacob Brousseau et le vétéran Yamy Girard, un élément important de l'offensive de l'équipe. Il y a aussi des considérations futures d'impliquées dans la transaction : pariez que les Inouk enverront au moins un autre joueur d'impact à Sainte-Agathe s'ils se rendent jusqu'au bout au printemps.

Bosch et les Inouk jouent le tout pour le tout. Ils y vont « all in », comme on dit dans le monde du sport. Ils avaient déjà une bonne équipe, c'est vrai, mais une équipe incapable de battre les meilleures formations de la LHJAAAQ. Zéro en huit, on le rappelle, face à Longueuil, Terrebonne et Saint-Léonard.

Les lendemains de la présente saison risquent toutefois d'être difficiles. À la suite de cette période de transactions, les Inouk n'ont plus grand-chose sur lequel bâtir en prévision de l'avenir. Ils veulent gagner, ils veulent gagner cette année, et ils ont payé le prix afin de se donner toutes les chances de réaliser leur objectif. Quitte à traîner dans les bas-fonds du classement la saison prochaine.

Comme le disait Bosch à mon collègue Jonathan Gagnon, « la fenêtre d'opportunité est là ». Le DG a fait son travail, la pression est maintenant sur l'entraîneur Patrick Gosselin et sur ses joueurs.

La fenêtre d'opportunité est là, mais il y a plus. Les Inouk ont perdu de nombreux partisans et ils sont cruellement à la recherche d'une façon de raviver l'intérêt des amateurs de hockey de la région. Et quoi de mieux qu'une équipe paquetée, dont les dirigeants affirment ouvertement qu'ils visent les grands honneurs, pour ramener les gens à l'aréna ? 

Comme un joueur au casino, les Inouk tentent le grand coup, ils mettent tout sur la table. Vont-ils remporter leur pari ? On le leur souhaite. Car il y a énormément à l'enjeu.

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