Les Maroons ont-ils détrôné les Inouk?

Les gradins du centre sportif Léonard-Grondin sont de... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Les gradins du centre sportif Léonard-Grondin sont de plus en plus dégarnis.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Ma chronique intitulée « Les Inouk se laissent aller », publiée il y a deux semaines, a fait jaser au centre sportif Léonard-Grondin. Quelques heures à peine après la publication, l'équipe junior AAA de Granby réagissait sur son site internet en tentant de défaire les arguments apportés par l'auteur de ces lignes. Ce qui était absolument de bonne guerre. Même que j'étais très heureux de constater que l'organisation ne s'en foutait pas et qu'elle se défendait.

Depuis, les Inouk ont repris une certaine vigueur sur les réseaux sociaux et le fameux panneau d'affichage qui annonce les matchs à venir à l'aréna a été mis à jour. Comme dirait l'autre, c'est toujours ça de pris!

Mais voilà, les amateurs ne suivent pas. Depuis la chronique en question, les Inouk ont attiré 497, 391 (la plus petite foule de la saison) et 441 spectateurs (la plus petite foule de la saison un vendredi soir). Ce sont des chiffres très modestes et, chaque fois, il y avait moins de monde qu'annoncé dans l'aréna, où il y a zéro ambiance par les temps qui courent.

C'est dommage. Car avant de s'écraser face aux Flames de Gatineau vendredi dernier, les Inouk avaient remporté sept matchs de suite. L'équipe, qui n'a que sept défaites en 30 rencontres, mérite clairement un meilleur appui.

La dispute du dollar-loisir

À Waterloo, les Maroons ont attiré 640 et 660 spectateurs au cours des deux derniers week-ends. Et rien qu'à regarder, on voit que les chiffres ne sont pas gonflés. Ce n'est pas encore le buzz de la fin de la dernière saison et des dernières séries éliminatoires, mais le build-up est commencé et pariez que l'aréna Jacques-Chagnon sera plein en séries comme au printemps.

Les Inouk et les Maroons offrent un produit différent, c'est vrai, mais reste qu'on parle de hockey dans les deux cas. Et les deux organisations, qu'on le veuille ou non, se disputent le fameux dollar-loisir. Je connais des amateurs qui aimeraient aller au junior le vendredi et au senior le samedi, mais qui doivent se garder de l'argent pour faire l'épicerie et pour mettre du gaz dans le char.

Il y a donc un choix à faire.

Et le choix semble se faire de plus en plus en faveur des Maroons, qui évoluent dans un aréna défraîchi et moins invitant que le confortable centre sportif Léonard-Grondin. Mais où il y a de l'ambiance parce que des gens mettent des efforts afin qu'il y en ait.

Les Maroons ont-ils détrôné les Inouk à titre d'équipe numéro un de la région ? Réponse : oui, ils ont pris la pole. Même s'ils bénéficient d'une couverture médiatique inférieure à celle des Inouk et même s'ils n'occupent pas le principal marché du coin.

Chapeau aux Maroons, que personne ne prenait au sérieux, il n'y a pas si longtemps. Et on espère que les Inouk, de leur côté, vont prendre acte de la situation.

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