Les enfants du Challenger au sommet

Milos Raonic (à droite) s'est incliné en demi-finale... (Kirsty Wigglesworth, Associated Press)

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Milos Raonic (à droite) s'est incliné en demi-finale face à Andy Murray en fin de semaine à l'occasion des Finales de l'ATP. Murray est actuellement no 1 au monde et Raonic, no 3.

Kirsty Wigglesworth, Associated Press

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CHRONIQUE/ La crédibilité d'un événement sportif est parfois longue à bâtir. Certains réussissent toutefois à se créer une identité forte assez rapidement.

À Granby, c'est le cas du Challenger du tennis, devenu le Challenger Banque Nationale. Granby étant une grande ville de tennis, le public n'a pas mis de temps à adopter le tournoi. Les gradins se sont mis à se garnir pour la peine dès la deuxième édition, en 1997, et ils n'ont jamais cessé d'être bien peuplés par la suite. On ne dira jamais assez à quel point les Frédéric Niemeyer et Simon Larose ont été de formidables ambassadeurs lors des premières années.

Puis, il y a eu les Frank Dancevic, Milos Raonic, Vasek Pospisil, Eugenie Bouchard et Stéphanie Dubois. Sans compter les grandes stars internationales comme Xavier Malisse, Nicolas Mahut et Arnaud Clément. Et à travers tout ça, le public est tombé en amour avec les Takao Suzuki et Michael Russell, des athlètes qui n'ont pas eu de si grandes carrières, mais qui ont gagné chez nous et qui avaient une connexion très spéciale avec les Granbyens.

Il en est passé d'autres qu'on a aimés et que j'oublie certainement. Pas inquiet, vous allez m'écrire pour me rappeler des noms!

Deux des trois meilleurs

Le Challenger est l'événement sportif le plus prestigieux à être présenté à Granby. En raison des gros noms qu'il attire, en raison de l'importante couverture médiatique dont il fait l'objet et parce qu'il est le seul événement sportif d'ici à être présenté en direct à la télévision nationale par l'entremise de TVA Sports.

Mais son prestige et sa crédibilité tiennent aussi au fait qu'il a aidé à propulser des joueurs vers les plus hauts sommets du tennis. Ce sont les enfants du Challenger.

Lundi matin, lorsque l'ATP a dévoilé son nouveau classement, on remarquait que deux des trois meilleurs joueurs au monde sont passés par chez nous, notamment le meilleur joueur sur la planète. Ainsi, Andy Murray va terminer l'année au premier rang et Milos Raonic, au troisième.

Non, ce n'est pas rien. Et les organisateurs du tournoi, Alain Faucher et Eugène Lapierre en tête, ont de quoi se bomber le torse.

On a vu Raonic plusieurs fois à Granby. On l'a vu être éliminé quelques fois de bonne heure et on l'a finalement vu atteindre la grande finale en 2010. Et vous vous souvenez de l'identité du joueur contre lequel il avait perdu? On vous le donne en mille: l'Allemand Tobias Kamke.

Raonic n'est jamais revenu. Et c'est tant mieux pour lui. Car on ne fait plus de tournois de type Challenger quand on se retrouve parmi les meilleurs au monde.

Murray, lui, s'est arrêté une seule fois à Granby. C'était en 2005. Il avait 18 ans et était classé 111e quand il s'est présenté ici à titre de très bel espoir du tennis britannique. Son parcours a pris fin en quarts de finale lorsqu'il s'est incliné devant le Français Grégory Carraz, qui a ensuite atteint la finale avant de perdre contre le Thaïlandais Danai Udomchoke.

On avait apprécié le talent de Murray, qui se faisait appeler Andrew à l'époque, mais moins son attitude. Il avait - et a encore un peu - mauvais caractère. Quand ça ne fonctionnait pas à son goût, il gueulait, il lançait sa raquette et il frappait la balle partout. Il était parti en coup de vent à la suite de son élimination, quoiqu'il avait pris le temps de dire à l'auteur de ces lignes qu'il venait d'être victime de la pire décision de la part d'un juge de lignes dont il avait été témoin à vie!

Alors directeur du comité organisateur du tournoi, Laurent Valiquette en avait eu aussi plein les bras avec la mère de Murray, qui avait de nouvelles demandes à faire pour son ô combien précieux Andrew à tous les jours!

Mais voilà, Andy Murray est passé par Granby, c'est un ancien du Challenger. Et aujourd'hui, alors qu'il trône au sommet de la planète tennis, c'est tout ce qu'on aime se rappeler.

Inouk : faut-il s'inquiéter?

Les Inouk ne perdent pas souvent. Si on inclut les deux défaites subies en bris d'égalité, ils n'ont perdu que huit de leurs 22 premiers matchs. 

Mais voilà, ils ont perdu six de ces matchs face à Longueuil (zéro en trois), Saint-Léonard (zéro en deux) et Terrebonne (zéro en un), les trois équipes qui les devancent au classement. 

Les Inouk vont bien, mais ils ne parviennent pas à battre les équipes qu'ils doivent battre. Faut-il s'en inquiéter? Ils passent proche souvent, mais ils n'y parviennent pas. 

Les Inouk sont à maturité et ils vont perdre plusieurs joueurs à la fin de la présente campagne. C'est cette saison qu'ils doivent gagner. C'est d'ailleurs leur objectif avoué. 

Dans quelques semaines, ce sera le début de la période des transactions dans la Ligue de hockey junior AAA. Et j'ai l'impression, la forte impression même, que le directeur général Patrice Bosch sera passablement actif.

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