Le riche univers du hockey senior

De gauche à droite : Joshua Desmarais, Maxime Guyon... (fournie par Joe Labrie)

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De gauche à droite : Joshua Desmarais, Maxime Guyon et Mathieu Papineau, des Maroons. Des joueurs de hockey senior heureux...

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CHRONIQUE / Ça m'a frappé vendredi après-midi alors que je venais de finir une entrevue avec Joshua Desmarais, des Maroons de Waterloo.

Non, ce n'est pas tout le monde qui aime le hockey senior. Et c'est normal, car il y a des trucs agaçants qui viennent avec ce type de hockey. Mais il y a une chose, par exemple : le hockey senior est un univers riche, rempli d'histoires et de personnages intéressants.

Avec Desmarais, j'ai jasé d'un paquet d'affaires. De sa carrière junior, de sa carrière chez les pros, du pourquoi il n'a pas atteint les ligues majeures, de son oncle Raymond Bourque et quoi encore. On a discuté une trentaine de minutes, mais, devant une bière ou un Coke, ça aurait pu durer bien plus longtemps. 

Les hockeyeurs seniors ont du vécu et ça, c'est l'fun. Les entrevues avec eux sont rarement plates. Ils ont tous leur parcours et leur histoire bien à eux. Entre un junior qui rêve à la Ligue nationale et qui se retrouve, quelques années plus tard, marié, père de deux enfants, travaillant dans une shop et jouant dans la Ligue senior de la Mauricie la fin de semaine, il y a souvent une histoire passionnante. 

L'hiver dernier, j'avais eu beaucoup de plaisir à écrire ce dossier sur les bagarreurs. David Godbout et Christopher Saurette avaient été très généreux, ils s'étaient confiés et on comprenait un peu mieux, après la lecture des textes, ce qui pousse un bonhomme intelligent à aller manger des coups de poing sur la gueule après sa semaine de travail. 

Des défauts 

Bien sûr, le hockey senior a ses défauts. On voit parfois de drôles de gens dans l'entourage des équipes, les clubs ne s'entraînent pas entre les matchs et les gars ratent parfois des rencontres à cause du travail ou parce qu'il n'y a pas de gardienne pour le p'tit dernier. Cette saison, on a même vu un joueur qu'on ne nommera pas passer un tour parce qu'il avait « brossé » un peu trop fort la veille d'une partie... 

Et il y a les bagarres. Là, on aime ou on n'aime pas. Mais voilà, ça fait partie de la culture du senior. C'est à prendre ou à laisser. 

Mais un peu dans la même veine, le hockey senior en est un d'émotions. Et ces émotions font en sorte qu'on assiste parfois à du très, très bon hockey. Plusieurs des matchs auxquels j'ai assisté au cours des dernières séries éliminatoires des Maroons comptent parmi les meilleurs que j'ai vus la saison dernière. Du hockey d'émotions joué par des gars qui ont évolué dans le junior AAA, dans la LHJMQ et même souvent chez les pros, ça peut difficilement être autre chose qu'être bon. 

Mais ce sont vraiment les gens qui rendent l'univers du hockey senior si riche. Un hockey qui ne fait pas toujours dans le politically correct, mais qui a de la personnalité. 

Et ça, ça fait changement.

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