Inspirant Frédérick Gaudreau

Frédérick Gaudreau dans l'uniforme des Predators de Nashville.... (fournie par les Predators de Nashville)

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Frédérick Gaudreau dans l'uniforme des Predators de Nashville. Non, personne ne pourra lui enlever cette partie qu'il a disputée face aux Penguins de Pittsburgh, dans la grande ligue.

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CHRONIQUE / Lorsque Frédérick Gaudreau a été retranché à la toute fin du dernier camp d'entraînement des Predators de Nashville, on se doutait bien qu'il n'était pas à des années-lumière de disputer son premier match dans la Ligue nationale. Mais voilà, on ne s'attendait pas à ce que cette première rencontre arrive aussi vite!

Le premier match de n'importe quel joueur dans la grande ligue est un grand moment. Mais on avait l'impression que le moment était encore un peu plus grand pour Gaudreau, qui n'a rien eu de gratuit depuis qu'il joue au hockey. Rappelons que le Bromontois n'a jamais été repêché, lui que les Predators ont mis sous contrat en janvier dernier après qu'il a démontré son savoir-faire dans la Ligue américaine.

Et parce que Gaudreau n'a rien eu de gratuit, parce qu'il a travaillé dur pour obtenir tout ce qu'il a, il a eu droit à un flot impressionnant de bons mots, d'amour même, sur les réseaux sociaux. Des «Tellement fier de toi!» et «Tu le mérites tellement!», il y en a eu une tonne de publiés sur Facebook et sur Twitter en fin de semaine. Et clairement, c'était senti, c'était sincère.

C'est mon collègue Maxime Massé qui a jasé à Gaudreau à la suite de son premier match dans la Ligue nationale. Je lisais ses propos et je n'avais aucune difficulté à imaginer le ton employé par celui qui a porté le no 32 avec les Predators. Malgré les émotions qui l'habitaient, il devait être calme, posé, presque zen. Fred Gaudreau, c'est ça.

Ce calme, ce côté très terre-à-terre, fait la force du jeune homme. S'il ne tient jamais rien pour acquis, il comprend aussi qu'on n'est jamais totalement maître de sa destinée dans le monde du sport professionnel. «Moi, je contrôle seulement ce que je peux contrôler», me disait-il encore la semaine passée.

Une marche à la fois

Personne ne sait combien de matchs Frédérick Gaudreau va disputer dans la Ligue nationale au cours de sa carrière. Déjà, il est de retour avec les Admirals de Milwaukee, son équipe de la Ligue américaine. Mais comme il le disait lui-même dans l'édition de lundi de La Voix de l'Est, personne ne pourra lui enlever cette partie qu'il a disputée face aux Penguins de Pittsburgh.

Mais au fil des ans, on a appris à ne jamais gager contre Gaudreau, qui a gravi les escaliers le menant à la grande ligue une marche à la fois. Après tout, il a atteint la LHJMQ sur le tard, à 18 ans. Puis, il a obtenu sa seule campagne de plus d'un point par match dans le circuit Courteau à l'âge de 20 ans. Et pas plus tard que la saison dernière, il était confiné aux gradins à l'occasion du premier match des Admirals, et ce, après avoir été le tout dernier attaquant confirmé au sein de l'équipe.

Bref, Gaudreau, qui n'a rien d'un monstre non plus à 6' et 190 livres, n'a rien d'un «naturel», ce qui rend son premier match dans la Ligue nationale encore plus méritoire.

L'histoire de Fred, comme tout le monde l'appelle, est particulièrement inspirante. C'est celle d'un athlète qui a sans cesse repoussé ses limites à force de travailler comme un fou. Travailler comme un fou en faisant son affaire, sans nécessairement avoir le poing en l'air. Juste en se concentrant sur ce qu'il a à faire.

Les Predators seront à Montréal le 2 mars. Oui, c'est encore loin. Assurément, Gaudreau a encerclé la date à son calendrier. Y sera-t-il? Faudra voir.

Mais on le répète: qui osera maintenant gager contre lui?

Une Série mondiale qui a de la gueule

La Série mondiale débute mardi soir. Je ne sais pas pour vous, mais ce duel Cubs-Indians m'excite énormément. Deux vieux clubs, deux équipes qui n'ont pas gagné depuis longtemps, deux formations qui traînent une réputation «d'adorables perdants», mais deux saprées belles machines de balle! Bref, voilà une «classique d'automne» qui a de la gueule.

Les Cubs, qui possèdent tout le talent du monde, se retrouvent là où ils doivent être. Les Indians, par contre, arrivent d'un peu nulle part. La grande majorité des gens favorisent les champions de la Ligue nationale, mais ne sous-estimez pas les champions de la Ligue américaine et, surtout, leur superbe personnel de releveurs.

Début mai, j'ai passé une semaine à Chicago. Je suis allé voir un match des Cubs et un autre des White Sox. À ce moment-là, les Chicagoans rêvaient d'une Série mondiale entre les deux clubs, Cubs et White Sox trônant alors au sommet de leur circuit respectif. Mais les Sox se sont dégonflés et ont finalement connu une saison très décevante.

Les Cubs, eux, n'ont jamais dérougi. Et leurs extraordinaires partisans ont passé l'été à rêver de voir leur équipe en Série mondiale pour la première fois depuis 1945. Et à compter de mardi, ils vont rêver d'une première conquête depuis... 1908.

Je vais vous faire une confidence. Ça m'embête un peu, car je sais ce que vous allez dire. Jeune (enfant et ado, en fait), j'étais probablement le plus grand partisan des Cubs au Québec. Je ne ratais aucun des rares matchs que la télé nous présentait de cette équipe franchement moche à l'époque et je courais au Stade olympique chaque fois qu'ils affrontaient les Expos. Je les aimais... tellement!

Je vous entends d'ici: «Pas très original, tout le monde est partisan des Cubs présentement!» Mais je l'ai été pour vrai. Jusqu'à ce que je me mette à aimer les Expos. Et bien sûr, l'extraordinaire saison qu'ils connaissent fait en sorte que je reviens à mes premières amours.

Tout ça pour vous dire que les Cubs vont gagner. En six matchs. Et ça va être une méchante série.

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