Fin de saison et histoires de moteur

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Le spectacle offert a été de qualité cette année à l'Autodrome Granby.

Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est

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CHRONIQUE / La saison de course automobile dans la région a pris fin samedi avec la présentation du dernier programme à l'Autodrome Granby. Au Québec, la saison est courte, mais très intense.

Comme à chaque dernier rendez-vous de la saison, il y avait de la nostalgie dans l'air. L'hiver s'en vient et le prochain drapeau vert, qui sera agité à un moment donné au mois de mai, semble bien loin aux yeux des passionnés.

Les gens de hockey diront ce qu'ils veulent, la course automobile est le sport numéro un dans la région. Encore samedi, ils étaient plus de 1500 dans les gradins (et il ne faisait pas chaud en soirée) pour assister à une série d'épreuves «hors-concours» sans mêmes les modifiés, la catégorie préférée des amateurs de stock-car sur terre battue.

Et quand on parle de 1500 spectateurs, on parle de la plus petite foule de la saison. C'est vous dire! Car il y a rarement moins de 2500 personnes à l'Autodrome, avec des pointes de plus de 5000 amateurs une couple de fois dans l'année. Ceci est un simple rappel adressé à ceux qui regardent le stock-car sur terre battue de haut...

Avec raison, le copropriétaire et promoteur Dominic Lussier a dressé un bilan positif de la dernière saison. Après tout, le spectacle a été bon, les foules ont été très bonnes (oublions le Défi-Vision, qui a souffert d'un temps incertain) et il y avait un nombre intéressant de voitures, sauf peut-être en sportsman, à toutes les semaines.

La catégorie sportsman en a déjà été une très en santé à l'Autodrome. Lussier veut ramener les voitures en proposant une espèce de classe de la relève. L'idée n'est pas bête. Reste à voir s'il saura réaliser son projet.

Mais le point le plus intéressant de l'entrevue qu'il m'a accordée avant le programme final est certainement sa réflexion au sujet de la controverse des moteurs. Le calme a beau être revenu, personne n'est content, que ce soit ceux qui roulent sur Dodge, qui ont l'impression d'être punis en étant obligés d'ajouter 50 livres à leur voiture, ou ceux qui roulent sur Chevrolet, qui ont l'impression d'être désavantagés.

«Le statu quo n'est clairement pas acceptable», a affirmé Lussier, qui sait fort bien qu'il est assis sur un baril de poudre. Et il a effectivement intérêt à agir avant que le dossier lui saute en plein visage.

Les coureurs et les gens impliqués dans le stock-car sont des passionnés. Ils réagissent souvent avec émotion. On l'a vu cet été alors que la panique s'est emparée de membres de plusieurs équipes après seulement quelques courses en raison de résultats décevants. À mon avis, le supposé très puissant moteur Dodge a le dos large.

S'il y a un pilote qui peut se payer un moteur Dodge et même un deuxième, c'est Steve Bernard. Et Bernard, un des meilleurs pilotes du plateau, ne semble pas croire que Steve Bernier et Kayle Robidoux sont avantagés parce qu'ils roulent sur Dodge. Son opinion a du poids.

La question va continuer à faire jaser cet hiver. Mais au moins, ça va nous permettre de parler de course. C'est déjà ça!

Car le mois de mai, c'est vrai que c'est loin...

Ranger: un moteur pesant

La saison d'Andrew Ranger en série canadienne de NASCAR a quant à elle pris fin il y a deux semaines. S'il n'y a rien de gênant à finir deuxième au classement, le titre de vice-champion a tout de même un goût un brin amer dans la bouche de Ranger, étant donné qu'il a dominé le classement une bonne partie de la saison.

Ranger a encore roulé cette année avec un vieux moteur, un engin plus lourd de 150 livres que ceux utilisés par les autres pilotes. On ne sait trop pourquoi - et contrairement à ce qui a déjà été mentionné -, NASCAR n'a toujours pas approuvé le moteur de nouvelle génération développé par Chrysler. Et ça agace drôlement le Granbyen, qui a hâte de rouler à forces égales avec les autres pilotes et qui semble croire que son moteur (au-delà même des abandons dont il a été victime) lui a coûté le titre en 2016.

Oui, encore une histoire de moteur!

Ceci dit, n'enlevons rien au jeune Cayden Lapcevich, qui n'a pas volé son championnat à l'âge précoce de 16 ans. Le triomphe de l'Ontarien a même eu des échos de l'autre côté de la frontière et Lapcevich a profité de chacune des occasions qui lui étaient offertes pour clamer haut et fort que son rêve était de courir en Coupe Sprint.

Il a le talent, c'est clair. Mais on le sait, ça prend plus que du talent pour gravir les échelons en course automobile. Parlez-en d'ailleurs à Ranger.

Lionel Duval faisait partie de l'équipe de rêve... (archives La Presse) - image 2.0

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Lionel Duval faisait partie de l'équipe de rêve de La Soirée du hockey. On le voit ici commenter un match en 1970.

archives La Presse

Une équipe de rêve

J'ai commencé à regarder le hockey à l'âge de sept ou huit ans. Dans le temps, il n'y avait qu'un seul match présenté à la télé par semaine, bien sûr celui de La Soirée du hockey, le samedi soir à 20 h. Mes jeunes collègues au journal ont l'impression que j'ai 120 ans quand je leur parle de cette époque où nous n'avions qu'une partie à nous mettre sous la dent par sept jours.

Rêvant de devenir journaliste, j'avais une admiration toute particulière pour ces grands communicateurs qu'étaient René Lecavalier, Gilles Tremblay, Richard Garneau et Lionel Duval, les stars de La Soirée du hockey. Ils connaissaient leur hockey, ils parlaient bien et on ne les prenait jamais en défaut, que ce soit sur une question de hockey ou sur la qualité de leur français ou de leur diction.

Avec le décès de Lionel Duval, survenu vendredi dernier, cette véritable équipe de rêve, aussi talentueuse que celle du Canadien de la fin des années 1970, est réunie... au ciel.

Ça fait vieillir et ça rend nostalgique.

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