Annuler ou ne pas annuler?

Les gradins de l'Autodrome, à peine un brin... (Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Les gradins de l'Autodrome, à peine un brin humides, sont restés inoccupés samedi soir.

Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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Le promoteur Dominic Lussier a pris une décision audacieuse, samedi, en annulant en début d'après-midi le programme de courses prévu à l'Autodrome Granby quelques heures plus tard. Il a annulé en tenant compte des probabilités de pluie, qui s'élevaient à 80 % en soirée.

Mais voilà, il n'a pas beaucoup plu. Vraiment pas assez, en fait, pour que ça mérite qu'on annule le programme. Plusieurs amateurs ayant l'impression de s'être fait voler leur soirée de courses ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Et Lussier en a mangé toute une!

D'autres ont toutefois félicité le promoteur, notant au passage que plusieurs pilotes et équipes partaient de l'Ontario et des États-Unis (rappelons que les modifiés 358 de la série DIRTcar étaient au programme) et qu'il aurait été dommage qu'ils aient fait toute cette route pour rien.

Personnellement, je n'aime pas quand un programme est annulé en se basant sur des prévisions météo. Car des prévisions, ça reste des prévisions. Et samedi, les météorologues se sont trompés. Et on aurait dû avoir des courses.

Cela dit, j'ai longuement discuté avec Dominic Lussier lundi matin en arrivant au journal. Il ne regrettait toujours pas sa décision.

«Si on avait parlé d'un petit vendredi soir avec une finale de 50 tours chez les modifiés, j'aurais fort probablement pris le risque, a-t-il dit. Mais on parlait d'une soirée où les bourses étaient trois fois plus élevées qu'à l'habitude et où on n'attendait pas non plus une foule record parce qu'on était rendu le 17 septembre et parce qu'il n'y a plus de course au championnat. On a beau dire, les gens se fient aux prévisions et les prévisions étaient très, très mauvaises.»

Lussier a été traumatisé par la dernière édition du Défi-Vision, qui n'a pas attiré une grosse foule en raison d'un temps très incertain.

«On aime le sport, mais on est en affaires aussi. Et pour continuer à présenter des courses, ça prend des sous et on ne peut pas trop se permettre de mauvaises soirées dans une saison. Je vous le dis et j'en suis convaincu, il n'y aurait pas eu beaucoup de monde dans les estrades si on avait pris le risque samedi. Et les pilotes et les spectateurs auraient été en beau maudit s'il avait fallu renvoyer tout le monde à la maison après les qualifications...»

Lussier n'est pas parfait, il fait des erreurs comme vous et moi, mais il est impliqué dans le monde des courses pour les bonnes raisons, soit la passion du sport d'abord et avant tout. S'il était là pour l'argent, il se contenterait probablement d'opérer sa concession de voitures Chevrolet, qui est située à Saint-Hyacinthe. Avec plus de temps à lui, il vendrait encore plus d'autos.

Je le répète, je n'aime pas quand un programme est annulé en se basant sur des prévisions météo. C'est donner trop d'importance aux chiffres. Mais les arguments de Dominic Lussier se défendent. Qu'on soit d'accord ou non.

Dans le fond, tout ça est de notre faute. Cette idée qu'on a d'aimer un sport si dépendant du soleil et des nuages...

Steve Poirier: un grand champion

Steve Poirier a remporté en fin de semaine son septième championnat en série Empire Super Sprints. Il s'agit de son quatrième titre de suite et de son septième en 10 ans.

C'est impressionnant, très impressionnant même. Le pilote de Beloeil - un ancien régulier en modifié à l'Autodrome Granby - est non seulement un grand champion, mais aussi un gentleman dans le sens le plus fort et le plus noble du terme. Il fait honneur au monde du stock-car sur terre battue, trop souvent regardé de haut par certains.

Une pensée pour Jean

Il serait trop long d'écrire à nouveau tout ce que Jean Patenaude a fait pour les jeunes hockeyeurs et pour tous les jeunes sportifs de Granby en général. Mais on a appris en fin de semaine qu'il avait été victime d'un AVC et qu'il se remettait doucement de la délicate opération au cerveau qui a suivi.

On pense à vous, Jean. Et on espère vous recroiser à l'aréna bientôt.

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