Bromont demeurera toujours une ville équestre

Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux,... (Archives, La Voix de l'Est)

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Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux, mais l'International (sur la photo) est encore là et il devrait être encore là pendant longtemps.

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Sans surprise, on a appris vendredi matin que Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux en 2018. Le projet vivait sur du temps emprunté depuis un bon moment déjà.

On a senti que les Jeux étaient véritablement en danger à la fin du mois d'avril lorsque le très crédible Luc Fournier, qui avait été à la tête de plusieurs événements sportifs d'envergure auparavant, a quitté le navire. Puis, lorsque le gouvernement du Canada a décidé de ne pas soutenir les Jeux, on savait que c'était fini.

Mais par-dessus tout, par-dessus n'importe quoi, c'est le manque d'enthousiasme des Bromontois et des gens de la région en général devant le projet qui a tué les Jeux. D'un côté, il y avait ceux qui n'en voulaient carrément pas et, de l'autre, il y avait ceux que ça n'intéressait pas. Et entre les deux groupes, une poignée de passionnés qui voyaient probablement trop grand.

Le plus grand problème des Jeux aura été de ne jamais avoir réussi à rallier les gens d'ici. Tout aurait été 100 fois plus simple (notamment la recherche de commandites) si la population avait embarqué. Mais elle ne l'a pas fait parce qu'on n'a pas réussi à lui vendre le projet.

Bien sûr, on va chercher des coupables. Certains vont même pointer du doigt La Voix de l'Est qui, au cours des derniers mois, a révélé plusieurs trucs qui ne fonctionnaient pas dans l'organisation de l'événement. Mais voilà, il faudrait plutôt remercier Jean-François Guillet d'avoir mis la vérité à l'avant-plan. On appelle ça de l'excellent journalisme.

L'heure est au bilan à Bromont. Clairement, il y a des leçons à tirer de cet échec. Car on ne peut se permettre ce genre de faux pas trop souvent.

Bromont et la région affichent un bel oeil au beurre noir aujourd'hui.

Comme Québec

La nouvelle de la mort des Jeux équestres mondiaux à Bromont survient alors que l'International bat son plein. Et elle survient alors qu'on fête la tenue des 40 ans des compétitions équestres des Jeux olympiques de Montréal chez nous, à Bromont. Quelle ironie!

C'est ironique, mais, en même temps, ça nous rappelle une chose: que Bromont est et demeurera toujours une ville équestre. Et une grande ville équestre à part ça.

Il y a plus de 900 chevaux présentement dans la municipalité. Le site olympique a encore été amélioré. On a l'impression que l'International, même après toutes ces années, grandit sans cesse. Roger Deslauriers a beau ne pas faire l'unanimité, il tient son concours à bout de bras depuis des décennies et il a réussi à en faire rien de moins qu'un des plus importants événements du genre au pays.

Bromont ne présentera pas les Jeux équestres mondiaux, mais l'International est encore là et il devrait être encore là pendant longtemps. Au même titre que les autres concours de moindre importance qui y sont présentés.

Oui, la tradition va se poursuivre.

En 1995, Québec a perdu ses Nordiques. Ça a fait mal, mais le hockey n'est pas mort dans la Vieille Capitale pour autant. Les Remparts attirent régulièrement plus de 15 000 spectateurs et le hockey y est demeuré un sport très vigoureux même après le départ des Bleus.

Bromont a perdu les Jeux équestres mondiaux. Mais les chevaux vont continuer à être présents sur le site olympique.

Qu'on se le dise, Bromont est et demeurera toujours une ville équestre.

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