Des soirées intenses à l'Autodrome

Les voitures de Mathieu Desjardins (1M) et de... (fournie par Joe Labrie)

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Les voitures de Mathieu Desjardins (1M) et de Steve Bernard ont été fortement abîmées à la suite de l'accident survenu vendredi soir.

fournie par Joe Labrie

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Encore une fois, la soirée de vendredi a été intense à l'Autodrome Granby.

Ça ne fait pas des lunes que je couvre les activités de la piste de course de la rue Cowie, mais ça fait juste assez longtemps pour que je puisse être capable d'établir des comparaisons. Et la présente saison, clairement, est particulièrement intense.

À l'occasion du dernier programme, il y a eu d'abord cette bataille entre Steve Bernard et Steve Bernier en qualification. Ça a brassé et Bernier, qui a vu son moteur prendre feu plus tard dans la soirée, a été puni par le directeur de course Steve Salvas. Puis, lors de la finale, Bernard et Mathieu Desjardins ont été impliqués dans un accident qui a fortement abîmé leur voiture. Et il y a aussi eu un accident majeur en sportsman. Le genre de soirée, bref, dont on parle ensuite tout au long du week-end.

Il y a de la fébrilité et de la tension dans l'air cette saison à l'Autodrome. Ça se sent aussitôt qu'on débarque sur place et ça se voit ensuite rapidement en piste.

Évidemment, la compétition n'a jamais été aussi forte. En modifié seulement, bien malin qui peut prédire l'identité du vainqueur le vendredi. Kayle Robidoux, les frères Bernier, Bernard, David Hébert, Yan Bussière et Mario Clair peuvent tous légitimement aspirer à la victoire. Et ils veulent tous gagner.

La controverse autour des moteurs a eu pour effet de nourrir le feu de l'intensité et de la rivalité. Robidoux et Steve Bernier sont clairement devenus les hommes à battre. D'habitude fin pilote, Hébert a été surpris plus d'une fois cette saison «à manger la piste» parce qu'il voulait avoir le dernier mot. Hébert, on le sait, est l'un de ceux qui en ont le plus contre l'utilisation du moteur Dodge de Robidoux et de Bernier.

À la suite de sa victoire de vendredi, Robidoux a fait grincer des dents à plusieurs dans les puits lorsqu'il a déclaré que «le moteur Dodge a encore fait la job!». Un commentaire qu'ils ont été nombreux à prendre en note et qui pourrait lui être remis sur le nez prochainement.

Ceci dit, la controverse autour des moteurs fait en sorte qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre lorsqu'on arrive à l'Autodrome. Qu'est-ce qui va se passer ce soir? se demande-t-on à chaque fois qu'on se pointe. Mais on sait que ce sera toujours intense, que le spectacle sera bon et qu'on ne s'ennuiera pas.

À travers tout ça, le promoteur Dominic Lussier roule avec les coups. Quand le directeur de course tape sur les doigts de Steve Bernier, il sait qu'il va en entendre parler, il sait qu'il va se faire dire que les dirigeants de l'Autodrome ne veulent pas voir un moteur Dodge gagner chez eux. À l'opposé, la controverse qui meuble tant les conversations cette année fait vendre des billets et Lussier, un homme brillant, en est conscient...

Il reste une dizaine de programmes au calendrier. Ça n'a pas fini de brasser, ça n'a pas fini d'être intense, ça n'a pas fini d'être bon.

Vraiment, on a droit à une saison de courses palpitante. Pas reposante, mais palpitante.

La rondelle roule pour le Challenger

Président et directeur général du Challenger de tennis, Alain Faucher a le sourire facile par les temps qui courent. Et on comprend pourquoi.

Comme dirait l'autre, la rondelle roule pour le Challenger présentement. À moins de trois semaines du début du tournoi, ceux qui s'en viennent à Granby font parler d'eux et les succès de ceux qui sont passés par chez nous font en sorte que la crédibilité de l'événement en est encore un peu plus rehaussée.

L'annonce de la participation d'Aleksandra Wozniak au tournoi a d'abord fait grand bruit. Puis, les belles performances du jeune Félix Auger-Aliassime chez les juniors à Wimbledon nous rappellent qu'on a très hâte de le revoir. Et on se souvient avec fierté que Milos Raonic et Andy Murray ont fait leurs classes à Granby.

À cela, ajoutons que le Canadien Denis Shapovalov, le champion junior en simple à Wimbledon, est attendu chez nous.

Vraiment, les bonnes nouvelles sont nombreuses.

On devrait apprendre à la fin de la semaine, sinon au début de la semaine prochaine, l'identité de tous ceux et celles qui débarqueront à Granby. Puisque la vie est bonne pour le Challenger, peut-être aura-t-on droit à d'autres belles surprises

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