Ranger : qui prendra la chance?

Andrew Ranger se concentre sur ce qu'il fait... (Dany Flageole, Flagworld)

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Andrew Ranger se concentre sur ce qu'il fait de mieux: amener sa voiture à bon port.

Dany Flageole, Flagworld

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À la suite de la performance d'Andrew Ranger sur le Circuit ICAR de Mirabel, dimanche, les observateurs réunis dans le paddock et dans la salle de presse avaient tous le même commentaire: «Quel talent!»

La série canadienne de NASCAR est devenue très compétitive et Ranger n'est plus «trop fort pour la ligue» comme il l'a déjà été. Mais sur circuit routier, en particulier, il démontre encore souvent qu'il est dans une classe à part.

En fin de semaine, on a appris qu'Alex Guénette va courir à nouveau en série XFinity prochainement. Le jeune a du talent, c'est clair, mais chaque fois qu'on entend une nouvelle comme celle-là, on se dit toujours: et pourquoi pas Ranger?

À 29 ans, le pilote de Granby est un jeune vétéran. Il a la fougue des jeunes et l'expérience de ceux qui en ont vu d'autres. Il sera au sommet de son art très bientôt, s'il ne l'est pas déjà.

Mais pourquoi est-ce que l'écurie King Autosport (propriété de Martin Roy et Mario Gosselin) appelle Alex Guénette et non Andrew Ranger? Et pourquoi est-ce que Go Fas Racing (et BRP, son principal commanditaire) a fait appel à Jeffrey Earnhardt - qui doit encore faire ses preuves - et non à Ranger pour courir en Coupe Sprint?

Ranger est un excellent pilote. Mais contrairement à un Alex Tagliani, qui pourrait convaincre un Esquimau qu'il a besoin d'un réfrigérateur, il n'est pas un bon vendeur, quoiqu'il maîtrise maintenant l'art des relations publiques. En fait, il n'est pas un bon vendeur parce qu'il préfère se concentrer sur ce qu'il fait de mieux: amener sa voiture à bon port.

Ranger n'est pas un homme d'affaires non plus. Ce n'est pas lui qui va cogner aux portes avec les poches pleines d'argent pour «s'acheter» un volant. Très souvent, au cours des dernières années, il m'a répété qu'il ne paiera pas pour courir.

Car il aurait pu le faire par le passé. Des opportunités se sont présentées à lui en série Nationwide (devenue Xfinity) et même en Coupe Sprint. Mais il fallait qu'il trouve des centaines de milliers de dollars chaque fois...

Ranger a ce qu'il faut pour courir régulièrement en série Xfinity et, pour autant qu'il ait une bonne voiture, avoir du succès. N'a-t-il d'ailleurs pas déjà terminé sur le podium lors de la défunte épreuve de Montréal?

En série canadienne de NASCAR, il n'est toutefois pas à plaindre. Il gagne bien sa vie et, puisque les voyages ne sont jamais très longs, il peut être présent pour sa famille. Il est loin d'être malheureux, même s'il a en masse de talent pour courir à un niveau supérieur.

Andrew Ranger est un pilote de courses. Un excellent pilote de courses à part ça. Mais ce n'est pas un vendeur ni un homme d'affaires. Ça a ses avantages et ça a ses inconvénients.

Qui finira par prendre la chance, dans les grandes ligues, de donner un volant au meilleur pilote au Canada?

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