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Selon Pierre Creamer, le sport doit passer par les écoles.

Danny Gélinas

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Danny Gélinas
La Voix de l'Est

L'ex-homme de hockey Pierre Creamer : un homme sage que j'ai adoré côtoyer!

Si j'ai pu oeuvrer pendant toutes ces années dans le monde du hockey, un milieu avec lequel j'entretiens encore aujourd'hui de belles relations, je le dois assurément à Michel « Mike » Boucher (maintenant recruteur avec le Lightning de Tampa Bay) et André « Moose » Dupont (ex-joueur des Flyers de Philadelphie devenu recruteur puis maintenant agent de joueurs) qui, tous les deux depuis que j'ai 18 ans, m'ont pris sous leurs ailes afin de m'en montrer les rudiments. 

Il va sans dire que j'y ai fait bon nombre de rencontres très intéressantes. Parmi celles-là, outre celles de mes deux mentors Boucher et Dupont, s'il y a une autre personnalité qui m'a marqué, c'est bien Pierre Creamer.

Je me rappelle de notre premier contact comme si c'était hier, bien qu'il date du début des années 90 : M. Creamer (je n'ai jamais été capable de l'appeler par son prénom...) était alors DG du défunt Collège Français de Verdun (LHJMQ) et son dépisteur-chef était Michel Boucher qui lui, en plus de cumuler cette fonction, occupait dans la vie de tous les jours le poste de directeur du Collège Laflèche de Trois-Rivières, une institution d'enseignement collégial que je fréquentais dans le temps. 

Connaissant ma passion pour le hockey (à tous les jours, on pouvait passer de longues minutes à discuter de tel ou tel joueur), « Mike » m'invita à me joindre à son groupe de recruteurs, constitué de John Greene, Denis Arsenault, Gaétan Pélissier et de Patrick Pélissiou. 

Assistant à mon premier meeting de « scouts » (terme anglais signifiant recruteur), j'étais quelque peu intimidé.

Je ne pouvais croire que j'étais assis aux côtés de Pierre Creamer, l'homme qui durant ma jeunesse avait « coaché » de nombreux joueurs-vedettes, dont Pat Lafontaine et Mario Lemieux, pour ne nommer que ceux-là. 

Tout au long de cette réunion, j'avais littéralement bu ses paroles, dont la suivante qui est devenue en quelque sorte mon leitmotiv : « Les gars, si on veut être meilleur que tout le monde et bien rebâtir cette équipe, on n'a pas le choix : il faut travailler plus fort que tout le monde ! »

Inutile de vous mentionner que depuis ce temps, le mot « intensité » peut aider à définir ma personnalité...

Mais ce qui m'avait le plus touché, c'est qu'une fois la rencontre terminée et que « Mike » et moi nous nous apprêtions à reprendre la route pour Trois-Rivières, M. Creamer lui prit le bras et l'attira à l'écart en lui murmurant à mon sujet : « il travaille bien ton "p'tit gars" pis il "fit" avec la "gang". T'as bien fait de l'amener avec nous autres, c'te kid-là ! »

N'étant seulement qu'à quelques pas de moi, je n'avais pu m'empêcher d'écouter leur conversation. S'il savait à quel point j'étais euphorique à ce moment-là ! Car non seulement venais-je de gagner la confiance d'un homme de hockey au parcours exceptionnel, mais par ce seul commentaire, il venait de confirmer ma place dans « la cour des grands » !

La formation du Collège Français ayant depuis cessé ses opérations, nous nous sommes retrouvés quelques années plus tard à travailler ensemble dans l'organisation des Tigres de Victoriaville et avons toujours entretenu depuis une excellente relation. Comment pourrait-il en être autrement lorsque l'on connaît la grande classe de cet homme ?

« Le sport devrait passer par les écoles »

Jouissant maintenant d'une retraite du hockey pleinement méritée, l'homme de 73 ans n'en a néanmoins pas perdu ses réflexes. Quand on le questionne sur la situation du hockey au Québec, ses opinions sont toujours aussi justes, basées sur le gros bon sens. « Écoute Danny, quand on vieillit, on devient plus sage et comme je ne suis plus aussi près de la "game" que je l'ai déjà été pour te parler du développement du hockey, je ne crois pas qu'il faille lancer la pierre à qui que ce soit. Il faut plutôt donner la chance à la nouvelle génération de faire ses preuves », d'y aller celui dont la ville de Laval a récemment fait l'honneur de nommer un aréna en son nom. 

« Par contre, en ce qui me concerne, une chose est certaine : le développement du sport devrait passer par les écoles. Pour l'avoir vécu avec mes trois enfants dans trois sports différents alors que j'étais aux États-Unis, je peux te certifier que le sport à l'école, c'est la plus belle chose ! Premièrement, ça diminue l'implication des parents parce que l'enseignement est donné par des gens formés dans leurs domaines respectifs et deuxièmement, il est pratiqué la plupart du temps pendant les heures de cours, ce qui fait que les enfants sont davantage motivés à aller à l'école », de conclure celui qui a bien apprécié l'invitation des dirigeants des Penguins de Pittsburgh afin qu'il puisse prendre part aux activités entourant le 50e anniversaire de fondation de l'organisation, lui qui en a été l'instructeur-chef lors de la saison 1987-1988.

Michel Frenette, Denis Émond et Gerry Arbour, trois... (Danny Gélinas) - image 2.0

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Michel Frenette, Denis Émond et Gerry Arbour, trois «séniors» très sympathiques avec lesquels j'ai adoré jouer...

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Robert « Bob » Bibeau : déjà 15... (tirée d'internet) - image 2.1

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Robert « Bob » Bibeau : déjà 15 ans comme préposé au départ au « Vieux-Village » !

tirée d'internet

On en jase autour d'un bon cigare

Lors de mon dernier passage du Parcours du Vieux-Village, j'ai eu le privilège de jouer une ronde en compagnie de trois séniors des plus sympathiques, soit Michel Frenette, Denis Emond et Gerry Arbour.

Si Denis et moi tentions de déranger le moins possible nos compères Frenette et Arbour qui eux, se disputaient une partie de type « match-play » inscrite au sein des activités des membres, nous avons pris tout de même le temps de converser amplement ensemble entre les trous. 

Gerry étant assurément le plus connu de ce trio en raison de ses nombreuses années à la direction du club Granby St-Paul, il se dit néanmoins très heureux dans sa nouvelle vie de retraité. En vrai gentleman qu'il est, il souhaite d'ailleurs la meilleure des chances au promoteur Joslin Coderre avec son projet de développement domiciliaire.

Toujours au « Vieux-Village », on m'apprenait que le préposé au départ Robert « Bob » Bibeau profitait de cet été pour fêter sa 15e année de service à l'emploi du club. 

Comme il me le disait si bien : « Ben oui, 15 ans déjà dans ma "p'tite boîte" ! », lui qui à travers la fenêtre de sa « cabane de starter » offre toujours son plus sourire aux nombreux golfeurs, histoire que ceux-ci puissent débuter leur ronde en beauté...




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