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Un grand champion que ce David Simard !... (Archives, La Voix de l'Est)

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Un grand champion que ce David Simard !

Archives, La Voix de l'Est

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David Simard : l'humilité d'un champion !

Mes nombreuses années dans le sport m'ont appris que ce sont les meilleurs qui font bien souvent preuve de la plus grande humilité. 

Ainsi donc, dans le domaine du hockey, on a déjà attribué - et avec raison - cette qualité au grand Jean Béliveau. Même chose au golf avec ces grands champions que furent Jack Nicklaus et Arnold Palmer. 

Plus près de nous, ici à Granby, il existe aussi un grand champion. Certes, il n'a pas la renommée des trois autres - il en conviendrait assurément lui-même -, mais peut-être cela est-ce dû au fait que son sport n'a pas la même reconnaissance. Par contre, quand on jase avec lui, on le sent vraiment passionné par le sport qu'il pratique depuis l'âge de cinq ans. Ses yeux deviennent brillants même si le fait de parler de ses exploits le gêne au plus haut point. 

Ce champion, qui gagnerait à être connu davantage, s'appelle David Simard. Et il nous représente dignement sur la scène internationale dans le domaine des quilles. 

Et lorsque l'on parle de nous représenter dignement, le mot est faible  : parce que tel que vous l'annonçait La Voix de l'Est la semaine dernière, l'athlète qui possède également les boutiques du pro tant au Quillorama qu'au Royaume des quilles vient de décrocher la cinquième place à la prestigieuse Coupe du monde qui se tenait à Shanghaï, en Chine. 

Peu de temps avant notre entretien, il arrivait tout juste d'une autre compétition, celle du PABCON (Pan American Bowling Conference) qui, elle, s'est déroulée en Colombie et qui regroupait des quilleurs provenant de pays des trois Amériques. 

« Partout où l'on va, le niveau de compétition est toujours très relevé et on n'a presque pas le droit à l'erreur. Au sein de l'équipe canadienne, je suis le doyen. Notre équipe est meilleure d'année en année, car les jeunes sortent des universités américaines où les programmes de bowling poussent comme des champignons », d'expliquer l'homme dans la mi-trentaine.

« Mais ce que j'aime surtout dans la compétition, c'est que l'on doit user de stratégie puisque les huilages d'allées ne sont pas les mêmes. Il faut donc s'ajuster aux trajectoires que peut emprunter la boule. Ici, dans une ligue régulière, dépendant des matchs, je dois me tasser d'une ou deux planches afin de réaliser le même lancer alors qu'en tournoi il fallait tasser de sept ou huit planches. Cela nécessite donc une plus grande adaptation.  »

Cependant, un peu plus tard durant notre entretien, il m'avouera qu'il se désole de constater la quasi-absence de relève aux quilles. « Je trouve juste plate qu'après toutes ces années, nous devons encore nous battre contre les nombreux préjugés associés à notre sport. Comme la mode veut que la plupart des jeunes aient toujours leur cellulaire à la main, ils bougent de moins en moins. Pourtant, jouer aux quilles est un loisir plaisant et peu coûteux. Ici à Granby, on compte présentement 13 juniors et il y a dix ans à peine, on en comptait 80. C'est vous dire...  »

Et le pire, c'est que notre belle jeunesse ne sait pas la chance qu'elle aurait de côtoyer un homme de la trempe de David Simard.

M. Jean Gagné, alias le lutteur Frenchy Martin:... (tirée d'Internet) - image 2.0

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M. Jean Gagné, alias le lutteur Frenchy Martin: reposez en paix, vous qui étiez un homme d'une très grande bonté...

tirée d'Internet

On jase autour d'un bon cigare

J'ai été très attristé d'apprendre le décès du lutteur Frenchy Martin, survenu il y a une quinzaine de jours. Frenchy, de son vrai nom Jean Gagné, était tout un gentleman, dans le vrai sens du terme. 

Nous nous sommes connus alors que je n'étais âgé que de 16 ans. Je venais de débuter comme journaliste sportif à L'Hebdo Journal de Trois-Rivières. 

Mon patron du temps et l'un de mes mentors, Claude Loranger - qui incidemment signe maintenant une chronique exactement comme la mienne dans Le Nouvelliste, l'équivalent de La Voix de l'Est en Mauricie -, connaissant ma très grande passion pour ce sport, m'avait envoyé couvrir un gala de lutte de la WWF au Colisée de Trois-Rivières. 

N'écoutant que son courage, l'adolescent que j'étais s'était immiscé dans le vestiaire des lutteurs après le programme, trop heureux d'enfin pouvoir rencontrer les Dino Bravo, Sid Vicious, Razor Ramon, Bret Hart et j'en passe. C'est ainsi que M. Gagné alias Frenchy, assis aux côtés de Bravo, s'était entretenu avec moi après m'avoir présenté chacun de ses confrères durant un bon 45 minutes, avant de m'inviter à me joindre au groupe de lutteurs pour leur repas d'après-gala au restaurant Les ailes piquantes, une institution de la région. Il avait d'ailleurs pris soin de régler ma note sans que je le sache. 

Inutile de vous mentionner que j'y avais passé une soirée mémorable en l'écoutant me raconter ses nombreux combats à Porto Rico, dont un mémorable contre Ric Flair. En nous quittant, il m'avait même laissé son numéro personnel chez lui, à Québec, en cas de besoin. Et à tous les six mois, quand la caravane de la WWF descendait en région, je me faisais une joie d'aller le saluer et lui de me rétorquer dans cette phrase qui était devenue un rituel entre nous : «  Aye le jeune, tes articles sont bons, mais quand est-ce que je vais faire ta première page ? » Car voyez-vous, il avait pris bien soin de se procurer une copie de mon journal en arrivant en ville... 

Plus tard, étant devenu recruteur au hockey, je le croisais régulièrement au Colisée de Québec, lui qui avait pris sa retraite, et nous avions toujours autant de plaisir à nous côtoyer. 

Sachez donc mon cher Frenchy que vous ne ferez peut-être jamais la première page de ce quotidien même, si selon moi, vous l'auriez probablement mérité étant donné votre énorme gentillesse. Par contre, le mieux que j'ai pu faire est de vous consacrer le premier potin de cette rubrique. J'ose espérer que d'en haut, vous l'aurez lu et apprécié.

Merci pour tout, M. Gagné, vous étiez un homme d'une grande bonté. Reposez en paix... 

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Toutes mes félicitations au vétéran Roger Archambault qui, le 15 octobre dernier, a réalisé le quatrième trou d'un coup de sa carrière lors de l'une de ses dernières rondes de golf de la saison. Il va sans dire que ce fut un très beau cadeau de fête, car celui qui agit également comme marshall au Club Granby St-Paul, venait de fêter tout récemment son 80e anniversaire de naissance. 

Ayant comme témoin le professionnel Serge Picard et sa conjointe Johanne Lapierre ainsi que son épouse Micheline Lemay, l'ami Roger a eu recours à un fer no 1 pour franchir les 196 verges du trou no 10 du parcours Yamaska, sans contredit l'une des normales 3 les plus difficiles de la région.

Un peu d'humour

Dans les sociétés primitives, lorsque les indigènes frappaient sur le sol en hurlant, on appelait ça de la sorcellerie. Aujourd'hui, dans les sociétés civilisées, ça s'appelle le hockey.

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