Shapovalov comble la foule

Denis Shapovalov a épaté la galerie, mercredi soir... (Sara-Jäde Champagne)

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Denis Shapovalov a épaté la galerie, mercredi soir sur le court central.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Sans doute l'attraction principale du tableau masculin, le Canadien Denis Shapovalov n'a pas déçu mercredi soir, devant des gradins bondés sur le court central.

Le gaucher de 18 ans a accédé au second tour grâce à une victoire de 7-5 et 6-3 contre l'Australien Marinko Matosevic. 

« Je crois que ça a été un peu difficile au premier set. Après Gatineau (où il a été sacré champion), ça fait beaucoup de compétitions en peu de temps. Matosevic a beaucoup d'expérience sur ce circuit, donc il était assez à l'aise. C'était une belle bataille, et je suis heureux d'être ressorti avec la victoire », a commenté la 130e raquette mondiale. 

Solide au service, Shapovalov a d'ailleurs conclu le match avec quatre as consécutifs, sous les acclamations de la foule. « Je crois que c'était la première fois que ça m'arrivait. Je me sentais un peu comme Milos (Raonic) à ce moment-là », a-t-il ajouté, blagueur. 

En l'absence de Félix Auger-Aliassime, autre étoile montante du tennis canadien, l'attention est d'autant plus tournée vers Shapovalov cette semaine. « J'ai connu mes meilleurs résultats au Canada, et ce n'est pas un hasard. Les fans sont très nombreux et ils me transportent lors des matchs », a indiqué le principal intéressé.

En cours de soirée, l'organisation du Challenger a honoré le vétéran Philip Bester, qui prendra sa retraite après le tournoi de Vancouver, à la mi-août. Le Britanno-Colombien a remercié les partisans de la région, lui qui a gagné trois fois en double à Granby, en plus d'atteindre la finale en simple en 2015. 

Bester pourrait néanmoins avoir une dernière chance de briller au Challenger, étant toujours dans la course en double avec son grand ami Peter Polansky. 

Un duel 100 % québécois est venu clore la soirée. Également championne à Gatineau, Aleksandra Wozniak a dompté la jeune Charlotte Robillard-Millette en deux manches de 6-4 et 6-2.

Kavcic réussit son entrée 

La journée de mercredi marquait également l'entrée en scène du 1er favori masculin, Blaz Kavcic. Embêté par des douleurs à une cheville vers la fin du second set, le Slovène a redoublé d'ardeur, pour finalement triompher 6-4, 5-7 et 6-3 contre l'Américain Sekou Bangoura. 

En entrevue avec La Voix de l'Est, Kavcic a souligné le chemin parcouru en l'espace d'un an. 

« À cette période-ci l'an dernier, j'étais classé 450e. Je venais de subir une importante chirurgie à mon pied droit. Je ne savais même pas si j'allais pouvoir rejouer au tennis », a raconté l'athlète de 30 ans. 

Pourtant, son jeu n'a cessé de s'améliorer depuis. Sa victoire à Winnipeg, il y a un peu plus d'une semaine, lui a même permis de grimper jusqu'au 98e rang. 

Notons que deux ex-champions du Challenger ont été éliminés mercredi, soit le Japonais Hiroki Moriya (vainqueur en 2014) et le Français Vincent Millot (en 2015).

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Bovina saisit l'occasion

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Elena Bovina a atteint le tableau féminin par la porte d'en arrière. Pourtant classée 14e au monde au printemps 2005, la Russe s'est inclinée au troisième tour des qualifications... avant d'être repêchée pour pallier un retrait !

Bovina a d'ailleurs profité de l'occasion qui se présentait mercredi après-midi, alors qu'elle a défait la Britannique Katy Dunne au compte de 6-7, 7-6 et 6-1. « C'était un autre match difficile. (...) Je suis heureuse d'avoir trouvé le moyen de fermer le dernier set », a avoué la gagnante. 

La feuille de route de Bovina est plutôt impressionnante, elle qui a remporté une dizaine de titres solos de la WTA et de l'ITF. Une série de blessures a toutefois fait dérailler sa carrière à compter de l'automne 2012. Au cours des quatre années suivantes, la géante de 6 pieds 2 pouces n'a participé qu'à un seul tournoi. 

De retour sur le circuit depuis l'été dernier, Bovina a livré des performances mitigées. Si elle pointe maintenant au 962e rang mondial, elle ne compte pas abandonner pour autant. « Je ne me sens pas comme une athlète de 34 ans, honnêtement. J'ai été longtemps à l'écart du tennis, donc ça m'a permis de ménager mon corps. Je suis encore passionnée. Nous verrons où ça me mènera. »




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