Alouettes: «l'avenir de l'équipe est en jeu»

«Le problème, c'est que l'équipe n'avançait pas, elle... (archives La Voix de l'Est)

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«Le problème, c'est que l'équipe n'avançait pas, elle régressait. Ça, c'était inquiétant. Je ne sais pas si la décision de congédier Chapdelaine est la bonne, mais il fallait qu'il se passe quelque chose», affirme Steve Charbonneau.

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Steve Charbonneau est inquiet. Inquiet pour les Alouettes, son ancienne équipe, et pour le football à Montréal.

« Le congédiement de Jacques Chapdelaine était prévisible, explique celui qui agit comme analyste des matchs des Oiseaux sur le réseau Cogeco. Dans le sport professionnel, quand une équipe ne gagne pas, on congédie l'entraîneur. En plus, les Alouettes nous ont habitués à un changement d'entraîneur et puis à un autre au cours des dernières années. Au moins, ce n'est pas Jim Popp qui prend la relève ! »

La direction des Alouettes aurait-elle dû donner plus de temps à Chapdelaine ? Charbonneau n'a pas de réponse.

« Le problème, c'est que l'équipe n'avançait pas, elle régressait. Ça, c'était inquiétant. Je ne sais pas si la décision de congédier Chapdelaine est la bonne, mais il fallait qu'il se passe quelque chose. Les propriétaires n'étaient pas contents, les amateurs non plus, le stade Pervical-Molson était loin d'être plein, etc. Déjà que la dernière­ saison a été très difficile... »

Les Alouettes ne généraient pas d'offensive. En ce sens, Charbonneau­ aime l'idée qu'Anthony­ Calvillo, qui vient d'être intronisé au Panthéon du football canadien, appelle dorénavant­ les jeux à l'attaque.

« Anthony travaille fort, il est crédible et avec tout ce qu'il a vécu, avec toutes les épreuves qu'il a traversées dans sa vie, les gars vont l'écouter. Est-ce qu'il va changer beaucoup de choses au système à l'attaque de Chapdelaine ? Probablement pas. Mais peut-être qu'il va apporter cette étincelle qui va faire la différence. »

Selon le Bromontois, rien n'est encore perdu pour les Alouettes. « Nous sommes dans la Ligue canadienne de football. Une couple de victoires de suite et les Alouettes seront de retour dans la course aux séries. Il est encore très tôt, à mon avis, pour enterrer l'équipe. »

Un public à reconquérir

Steve Charbonneau a vécu le retour des Alouettes, alors qu'il n'y avait que 7000 ou 8000 spectateurs dans les gradins du Stade olympique. C'était il y a 20 ans. Et plus que quiconque, il sait que le succès du football à Montréal ne sera jamais chose assurée.

« Il n'y a pas grand-chose de plus agréable qu'une belle soirée d'été ou un beau dimanche après-midi d'automne au stade Percival-Molson­, dit-il. Mais voilà, ça prend plus que ça pour attirer les gens : ça prend des victoires. À Montréal, il n'y a que le Canadien qui peut se permettre de perdre. Les Alouettes n'ont pas ce luxe-là. »

Les Alouettes doivent reconquérir­ leur public, dit-il.

« Il faut remettre le fun dans le stade. On a beau dire, la Ligue canadienne offre un très beau produit, un produit très abordable en plus. Oui, la situation de l'équipe m'inquiète. À partir de maintenant, il faut que les bonnes décisions soient prises. C'est l'avenir du club et du football chez nous qui est en jeu. »

Un beau défi

Charbonneau, qui demeure directeur général de la Fondation des sports adaptés, affirme enfin qu'il a du plaisir en tant qu'analyste des matchs des Alouettes à la radio.

« J'étais content lorsqu'on m'a offert le job parce que ça me permettait de revenir dans le monde du football. J'ai du plaisir, c'est clair, mais c'est beaucoup de boulot. Je veux être à la hauteur et pour ce faire, je travaille fort, je lis tout ce qui s'écrit sur la ligue et j'essaie de constamment améliorer mon français­. C'est un beau défi. »




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