Dominic Lussier: «la passion est intacte»

« On essaie de tout contrôler, mais on n'a... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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« On essaie de tout contrôler, mais on n'a encore de pouvoir sur la météo. Cinq programmes annulés de suite, je n'ai jamais vu ça. Quand je regarde ça, je me dis qu'on a tout vu, que ça ne pourra jamais être pire... », affirme Dominic Lussier.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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(Granby) « On ne s'en cachera pas, ça a été une saison très difficile. Avec toute cette pluie, on a un peu l'impression de s'être fait voler notre été de courses. Mais on aime ce qu'on fait, on a des projets et on va continuer... »

Bien qu'il reste un dernier programme à la saison de l'Autodrome Granby (les sportsman seront en vedette vendredi soir), l'heure est déjà au bilan pour Dominic Lussier et ses partenaires. Et le bilan financier ne s'écrira pas à l'encre noire.

« Huit de nos 19 programmes ont jusqu'ici été annulés, explique le copropriétaire et promoteur de la piste de la rue Cowie. Il y a les sous, mais il y a le plaisir aussi. Est-ce qu'on peut poursuivre Dame Nature pour perte de jouissance ? »

Lussier rigole probablement pour ne pas cacher ses pleurs. Car au coeur de l'été, alors que cinq programmes ont été annulés de suite, il ne trouvait rien de drôle.

« On essaie de tout contrôler, mais on n'a pas encore de pouvoir sur la météo. Cinq programmes annulés de suite, je n'ai jamais vu ça. Quand je regarde ça, je me dis qu'on a tout vu, que ça ne pourra jamais être pire... »

Et lorsqu'il y avait des courses, il ne faisait pas toujours très beau.

« On a eu des soirées froides et des soirées où le temps était très incertain. Il y avait des courses, mais plusieurs amateurs choisissaient de rester à la maison... et je ne pouvais pas les blâmer. Mais nous sommes quand même chanceux d'avoir autant de véritables mordus parmi les gens qui fréquentent l'Autodrome. »

Malgré tout, jurera Lussier, il n'a jamais songé tout abandonner. Et il le répète : l'Autodrome n'est pas à vendre.

« Notre business est ainsi faite : on fait des courses à l'extérieur et il y a des années où ce sera difficile. Ça fait partie de la game. Par contre, on en a eu plus que ce que nous pouvions en prendre cette saison. Mais la passion est intacte, croyez-moi. On sera là l'an prochain et pour encore longtemps. »

Du positif

Tout de même, Dominic Lussier a vu du positif cette saison. Tout n'a pas été noir.

« Si on fait exception de la classe pro-stock, on a eu un bon nombre de voitures dans toutes les catégories. Et on travaille fort afin que cette classe retrouve sa vigueur d'antan. Aussi, on a quand même eu de belles courses au championnat. Je pense qu'une fois arrivés sur place, les amateurs avaient ce qu'il fallait pour passer de belles soirées. »

L'ajout d'un écran géant a aussi été apprécié.

« On a apprivoisé l'engin. On en fera encore meilleur usage la saison prochaine. »

Et il est déjà en train de travailler sur le calendrier 2018. Ramener les World of Outlaws à Granby est sur sa liste de souhaits.

« Est-ce qu'on aura de nouvelles séries ? Peut-être. On discute présentement avec les gens de la série Stadium Truck. Si ça fonctionne, ce sera un très gros coup. On verra... »

Par ailleurs, le dossier de la venue de la série canadienne de NASCAR n'est pas mort, répète Lussier. Celui-ci a été encouragé par les propos de Brandon Thompson, nouveau directeur des séries de Touring chez NASCAR, qui a affirmé à l'auteur de ces lignes cet été qu'il était loin d'être contre l'idée, a priori, d'amener les voitures de la série sur la terre battue.




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