Guylaine Boutin en route vers Pyeongchang

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Guylaine Boutin a été sélectionnée comme thérapeute en chef pour Équipe Canada, aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) Si les thérapeutes accompagnant les athlètes recevaient eux aussi des médailles, Guylaine Boutin aurait certainement un mur pavé d'or. Pour la dixième fois dans sa carrière de physiothérapeute, elle joindra les rangs de l'équipe de thérapeutes dans une compétition internationale. Les Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, seront ses troisièmes Olympiques, après ceux de Rio et Sotchi.

Lorsque la physiothérapeute de Bromont a parlé à La Voix de l'Est, elle rangeait justement les équipements de la clinique temporaire pour les Universiades, à Taipei, qui se terminaient le 30 août. Il s'agissait de sa deuxième expérience comme thérapeute en chef. Sa troisième a déjà débuté avec la préparation des Jeux d'hiver de 2018. 

« Ça fait une grosse année, convient-elle. D'habitude, je ne fais pas deux jeux par année. C'est très rare que ça arrive. Je pense que c'est arrivé deux fois, mais je ne pouvais pas manquer cette opportunité-là. »

Sa candidature est passée par tout un processus de sélection à travers le Canada. Curriculum vitae, formulaire, recommandation et entrevue, les thérapeutes du sport et physiothérapeutes doivent franchir plusieurs étapes pour se qualifier. 

Était-elle surprise d'avoir été retenue ? « Non, parce que ça faisait déjà deux Jeux olympiques que je faisais. J'avais le sentiment que les gens étaient contents de mes services. Ça s'est passé quand même assez vite. Je pensais avoir une entrevue avec plein de gens et finalement, c'est juste le médecin en chef qui m'a téléphoné parce qu'il était le seul qui ne me connaissait pas. Comme j'étais recommandée et qu'on avait une bonne chimie, il a dit : "parfait, on fait équipe ensemble pour les Jeux olympiques" ». Ça a été la cerise sur le sundae. »

Un rôle exigeant

Le rôle de thérapeute en chef est toutefois très exigeant. Certains réalisent que l'emploi ne leur sied pas. Mais ce n'est pas le cas de Guylaine Boutin puisqu'elle carbure aux défis.

En plus de jouer le rôle de mentor envers ses collègues, Mme Boutin doit faire la liste de tous les équipements à envoyer sur place pour créer la clinique temporaire d'Équipe Canada et visiter les sites de compétitions afin de planifier les déplacements des thérapeutes, mais aussi les transports d'athlètes vers les hôpitaux, au besoin. Elle a d'ailleurs déjà fait un voyage en Corée du Sud pour faire son repérage et rencontrer des médecins locaux.

Elle a par ailleurs dû choisir l'équipe coeur qui donnera les services aux sportifs qui n'ont pas les moyens de s'offrir leur propre thérapeute. Trois thérapeutes et deux masso­thérapeutes composent­ cette équipe.

Mme Boutin inclue, les thérapeutes de l'équipe ont tous un ou plusieurs sports assignés. Dans le cas de la Bromontoise, elle suivra les équipes masculines et féminines de curling.

« Comme thérapeute en chef, on n'a pas d'assignation à un sport. Dans ce cas-ci, c'est juste que l'équipe de curling, me connaissant déjà des Jeux de Sotchi, voulait que je refasse l'expérience avec eux. »

Ces assignations à une équipe impliquent que les thérapeutes doivent assister à une compétition avec les athlètes concernés pour faire un premier contact.

L'équipe coeur est entourée de thérapeutes et de l'équipe médicale­ des athlètes plus fortunés.

Guylaine Boutin cumule les expériences à l'extérieur de sa clinique et la Bromontoise a hâte d'ajouter les Jeux de Pyeongchang­ à sa liste, elle qui a notamment déjà pris part aux Jeux du Canada, du Commonwealth­, panaméricains­ et de la Francophonie­ dans le passé.




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