Mathieu Boisvert veut mériter le respect

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Mathieu Boisvert est actuellement troisième au classement des pilotes chez les modifiés.

Joe Labrie

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(Granby) À sa deuxième saison à temps plein en modifié, Mathieu Boisvert en impressionne plus d'un. Et il est en train d'atteindre le grand objectif qu'il s'était fixé en début de saison : mériter le respect des autres pilotes, des amateurs et des observateurs.

« Lorsque la saison a commencé à l'Autodrome Granby et à Cornwall (où il court cette année), c'est ce que je désirais le plus, explique le fils d'Alain Boisvert. Mon père me l'a dit souvent : le respect, c'est ce qu'il y a de plus dur à gagner. Mais je pense que ça s'en vient tranquillement... »

Boisvert, 23 ans, est actuellement troisième au classement des pilotes en modifié, 29 points derrière David Hébert. Et il rêve encore au titre. 

« Vrai qu'il ne reste que deux programmes comptant pour le championnat, mais j'y crois encore, oui. Ça va me prendre de bonnes performances, ça va prendre de moins bonnes performances de David et de François (Bernier, qui est deuxième), mais je vise le titre, c'est clair. Je vais tout donner pour y parvenir. »

Mais qu'il soit couronné champion ou qu'il termine troisième, Boisvert aura convaincu la faune du stock-car sur terre battue de ses habiletés. 

« Il y a tellement de bons pilotes. Faire sa place, ce n'est pas facile. »

Les courses dans le sang 

Mathieu Boisvert l'avoue : il a été élevé aux courses. Son grand-père a été propriétaire de piste et il a suivi son père partout où il a couru. 

« Les courses, on a ça dans le sang. J'aime courir, mais j'aime aussi l'ambiance qu'il y a lors des soirées. Il y a de l'électricité dans l'air, ce n'est jamais ennuyant. Je suis toujours excité quand je m'en vais aux courses. »

De son père, il a beaucoup appris et il apprend encore. 

« Papa m'a transmis sa passion et ses connaissances. Et je trouve ça extraordinaire de me retrouver en piste avec lui. C'est un privilège que nous offre notre sport. »

« J'ai joué au hockey, au football et au soccer, mais il n'y a qu'aux courses que je peux compétitionner avec mon père. »

Alain Boisvert a souvent dit que Mathieu avait la priorité. S'il y en a un qui doit céder sa place, ce sera le père. 

« Papa veut le meilleur pour moi, il me le répète tout le temps. Quand on est en piste, il veut gagner, moi aussi. Ça rend ça intéressant. Lorsque j'ai remporté ma première victoire le mois dernier, il était super content, il était beau à voir. Les courses nous unissent. »

Une étape à la fois 

Mathieu Boisvert reprendra le chemin des États-Unis, la semaine prochaine, lui qui étudie en administration au Elmira College, dans l'État de New York. Il recevra son diplôme en 2018. 

« Mon père est encanteur dans le monde de l'automobile, il possède son entreprise, et je me verrais bien prendre la relève un de ces quatre. Mais la course fera toujours partie de ma vie. Est-ce que je veux faire autre chose que du stock-car sur terre battue un jour ? Peut-être. Mais on va y aller une étape à la fois. D'abord, je veux m'établir solidement comme pilote en modifié... »

Et il parlera de respect à nouveau. Il poursuivra sa conquête en ce sens vendredi soir alors que les modifiés partageront la vedette avec les petits bolides de la série Empire Super Sprints.

« On est mûrs pour une belle soirée de courses... », termine-t-il, sourire en coin.




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