Gilles Lapierre démissionne, Patrick Bergeron de retour

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Les Inouk viennent de perdre un membre important de leur organisation en Gilles Lapierre qui agissait en tant que recruteur en chef.

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(Granby) Les Inouk viennent de perdre un membre important de leur organisation. Si l'équipe a toujours été compétitive au fil des ans, c'est en partie grâce à Gilles Lapierre, qui était le recruteur en chef depuis le jour un.

Lapierre a démissionné à la suite du dernier repêchage, au mois de juin. Ni le principal intéressé ni les Inouk n'ont ébruité la nouvelle.

« Je n'ai jamais aimé la publicité, a commencé par dire le vétéran homme de hockey âgé de 62 ans. Si c'était juste de moi, on ne parlerait pas du tout de mon départ. »

Ce qui serait une erreur, compte tenu des services que Lapierre a rendus aux Inouk depuis 2005. Il a recommandé une tonne de bons joueurs à ses directeurs généraux et il a déniché des perles rares, principalement chez les patineurs de la région. Bref, sa moyenne au bâton est infiniment supérieure à celle de Trevor Timmins !

« J'avais les Inouk à coeur et je n'avais pas peur d'y mettre les heures, a expliqué le père de David Lapierre, le meilleur entraîneur de l'histoire de l'équipe. Mais là, je pense que mon temps est fait. »

Si Lapierre a l'impression que son temps est fait, c'est essentiellement pour deux raisons.

« J'ai l'âge que j'ai et j'ai le goût de prendre soin de moi, de mes enfants et de mes petits-enfants. Aussi, le hockey a changé et les jeunes ont changé. Et j'ai de la misère à m'habituer. »

Lapierre affirme que les jeunes hockeyeurs d'aujourd'hui ont plusieurs options, ce qui complique parfois les choses.

« Lors du dernier repêchage, il y a deux joueurs que nous avons sélectionné qui nous ont juré qu'ils allaient se rapporter à l'équipe au camp d'entraînement. Les deux, finalement, ont décidé d'aller jouer ailleurs. Avant, nous avions uniquement le junior majeur dans les pattes. Aujourd'hui, il y a le hockey scolaire, le collégial, les États-Unis et quoi encore ! Honnêtement, c'est devenu très difficile de travailler au niveau junior AAA... »

Sans dire que ça a un lien avec son départ, Lapierre dira enfin qu'il trouve regrettable la guerre froide qui sévit présentement au sein des actionnaires des Inouk et qui fait mal à l'organisation.

« Moi, on m'a toujours laissé travailler à ma façon et je remercie les dirigeants de l'équipe pour ça. Mais l'ambiance était parfois lourde la saison dernière, c'est vrai. »

Le hockey... à la télé

Il serait très étonnant que Gilles Lapierre abandonne le hockey à jamais. Mais il a l'intention de faire autre chose au cours de la prochaine saison.

« Avec David qui est adjoint à l'entraîneur en chef avec les Huskies de Rouyn-Noranda, je suis de très près la LHJMQ. Et j'ai l'intention d'aller voir plus de matchs, d'en regarder plus à la télé. À l'heure où on se parle, c'est mon seul projet par rapport au hockey. »

Rien n'est encore confirmé, mais on chuchote que François Graveline, de Saint-Jean, deviendra le prochain recruteur en chef des Inouk.

Il aura de gros souliers à chausser.

Bergeron secondera Bosch

Les Inouk ont d'ailleurs confirmé, mercredi, que Patrick Bergeron secondera Patrice Bosch derrière le banc la saison prochaine. Bergeron, qui a déjà été entraîneur en chef de l'équipe, occupait les mêmes fonctions auprès de Patrick Gosselin la saison dernière.

Les Inouk sont toutefois toujours à la recherche d'un entraîneur des gardiens à la suite du départ de David Cassabon. Frédérick Roy, qui a gardé les buts de la formation granbyenne, pourrait hériter du poste. Le camp d'essai des Inouk aura lieu en fin de semaine au centre sportif Léonard-Grondin. Michel Tassé




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