Jean-Paul Cabana aux côtés de Gilles Villeneuve

L'exposition consacrée à Jean-Paul Cabana au Musée Gilles-Villeneuve... (fournie par Dave Paryzo)

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L'exposition consacrée à Jean-Paul Cabana au Musée Gilles-Villeneuve est à l'affiche jusqu'à la fin 2017. « C'est tout un honneur », a reconnu le légendaire pilote de la voiture 5A.

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(Berthierville) « C'est tout un honneur. Qu'on me consacre une exposition à l'intérieur du musée du grand Gilles, c'est très spécial. »

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Un peintre a même déjà consacré une toile à Cabana.

fournie par Dave Paryzo

Le musée du grand Gilles, c'est le Musée Gilles-Villeneuve à Berthierville­. Et celui qui parle, c'est Jean-Paul Cabana, plus grand pilote de stock-car de l'histoire du Québec. La rencontre des deux hommes, légende vivante et légende décédée, est un heureux mariage.

« Je me sens choyé, privilégié, a repris Cabana, avec qui on a fait la visite de l'exposition plus tôt cette semaine. Mon sport a fait en sorte que j'ai eu une très belle vie et un hommage comme celui-là me permet de replonger tête première dans plusieurs de mes plus beaux souvenirs... »

L'exposition, qui est à l'affiche jusqu'à la fin de 2017, permet aux visiteurs d'admirer quelques-uns des dizaines et des dizaines de trophées remportés par Cabana. On peut aussi y voir un des derniers bolides qu'il a conduits. De beaux montages photo agrémentent­ enfin l'expo.

Lors de notre passage, un amateur de course de Châteauguay était à la fois étonné et impressionné de croiser le grand Jean-Paul Cabana, illustre résident de Sainte-Cécile-de-Milton.

« Il a tracé la voie à tous nos pilotes québécois d'aujourd'hui, disait-il. Le sport lui doit beaucoup. »

Les faits d'armes de Cabana sont innombrables. En voici quelques-uns : il a remporté 503 victoires en 1027 départs en carrière ; il demeure le seul et unique Québécois­ à avoir triomphé sur le mythique circuit de Daytona ; il a couru sur 75 pistes à travers le Canada et les États-Unis et il a gagné au moins une course à chacune des six décennies au cours desquelles il a fait carrière.

Ajoutons qu'il est membre du Temple de la renommée du sport automobile canadien et qu'il est aussi le seul Québécois à avoir été admis au Panthéon des coureurs automobiles de la Nouvelle-Angleterre, région où il est un véritable héros.

Dans la tête

Jean-Paul Cabana n'a pas hésité à prêter quelques-uns de ses trophées aux gens du Musée Gilles-Villeneuve. En fait, il affirme ne pas être attaché aux biens matériels.

« Des trophées, j'en ai déjà donné plusieurs, a-t-il raconté. À des gens de mon équipe, à des partisans et même à du monde que je ne connaissais pas. Le pire, c'est que j'en ai encore beaucoup trop. Mon sous-sol en est plein. Je ne sais pas ce que je vais faire avec tout ça... »

Ses plus beaux souvenirs, ils sont dans sa tête.

« Un trophée, c'est beau, mais y'a juste ta tête qui te permet de revivre les émotions que tu as vécues. Triompher à Daytona, c'était quelque chose, quelque chose que je n'oublierai jamais. Y'a des affaires que j'ai oubliées, d'autres que je vais sûrement oublier, mais certainement pas cette victoire à Daytona en 1962... »

Et à 82 ans, il entretient encore sa passion pour la course à la tête de l'École de stock-car Jean-Paul Cabana, à Sanair. Il l'entretient, la transmet et la partage.

« Je roule encore à 180 kilomètres à l'heure à tous les jours. J'ai encore du plaisir au volant d'un bolide. Ça ne m'a jamais quitté. »

Il y a quelques années, Andrew Ranger avait déclaré qu'il ne réussirait probablement pas à battre Cabana sur ovale.

« Andrew, c'est un bon garçon et il est modeste », a laissé tomber la légende qui, soit dit en passant, est en très bonne forme.

Un seul regret

En regardant ses trophées exposés au Musée Gilles-Villeneuve, Jean-Paul Cabana a confié qu'il n'avait qu'un seul véritable regret.

« Honnêtement, je ne referais pas grand-chose autrement. Seulement, j'apprendrais l'anglais comme il faut et plus de bonne heure. J'ai appris sur le tas, j'ai fini par me débrouiller, mais ça m'a probablement coûté quelques bons commanditaires et peut-être même une plus belle carrière encore aux États-Unis. C'est vraiment la seule chose que je changerais. »

Le stock-car n'a pas fait de lui un homme riche, mais l'a tout de même bien fait vivre.

« Je n'ai jamais été à l'argent. Moi, tant que j'ai assez de sous pour le lendemain, je suis correct. Je pensais comme ça à 40 ans et je pense encore comme ça aujourd'hui. »

Et il n'a pas l'air malheureux du tout.




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