Réal Ledoux intronisé au Mémorial de la terre battue

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« On a ouvert le chemin aux pilotes d'aujourd'hui. On ne savait pas nécessairement ce qu'on faisait, mais on a eu de l'impact sur notre sport. Et c'est l'fun de savoir que le travail qu'on a accompli est reconnu », explique Réal Ledoux, qui pose avec un des nombreux trophées qu'il a mérités au cours de sa carrière.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Granby) Toutes classes confondues, Réal Ledoux a remporté 224 victoires en carrière, que ce soit sur les pistes canadiennes ou américaines. Il a été champion en classe late model à Granby ainsi qu'à Drummondville et il a été le premier Québécois à remporter une épreuve au Canandaigua Speedway, dans l'État de New York. Bref, il n'a pas volé sa place au Mémorial de la terre battue.

Réal Ledoux à l'époque où il s'imposait en... (fournie par le Mémorial de la terre battue) - image 1.0

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Réal Ledoux à l'époque où il s'imposait en piste.

fournie par le Mémorial de la terre battue

L'homme de 74 ans, Granbyen pure laine, sera intronisé au Mémorial vendredi soir à l'Autodrome. Et il avoue qu'il est fébrile.

« Je suis fébrile, je suis excité... mais je ne sais pas du tout ce qui m'attend !, lance-t-il. Je sais qu'il y aura des invités, je sais qu'il y aura des surprises, mais je ne sais rien de plus. Chose certaine, je suis très, très fier de l'hommage qu'on me rend. »

Ledoux affirme qu'il n'avait pas d'attentes. Mais lorsqu'il a vu Jacques Lalancette et le défunt Bob Gatien être intronisés au Mémorial, il s'est mis à croire qu'on allait peut-être penser à lui.

« On a été des pionniers, on a ouvert le chemin aux pilotes d'aujourd'hui. On ne savait pas nécessairement ce qu'on faisait, mais on a eu de l'impact sur notre sport. Et c'est l'fun de savoir que le travail qu'on a accompli est reconnu. »

Dans les années 70, Ledoux courait jusqu'à cinq soirs par semaine, d'avril à novembre. Il était un régulier des pistes du nord-est des États-Unis.

« La course n'a jamais été mon gagne-pain (il était camionneur dans la vie de tous les jours), mais ça a toujours été ma passion. J'adorais courir, c'est ce que j'aimais le plus faire. J'ai couru contre les meilleurs pilotes américains de mon époque. Mon sport m'a procuré de grandes sensations. »

Il a couru de 1964 à 1982. Son plus beau moment, c'est à la fameuse piste de Fonda, dans l'État de New York, qu'il l'a connu.

« C'était une qualification pour la Super DIRT Week et j'ai réussi à obtenir la pole. Il y avait 96 modifiés dans les puits et les meilleurs pilotes américains y étaient. Et c'est un p'tit Québécois qui est parti premier en finale. C'est un très, très beau souvenir. »

Bien sûr, son sport a changé pour la peine depuis.

« Il a surtout évolué, je dirais. La technologie prend beaucoup plus de place qu'à mon époque. Et ça coûte beaucoup plus cher que dans mon temps. Y'a de très bons pilotes qui n'avancent pas parce qu'ils n'ont pas d'argent. C'est dommage. »

La passion, encore

Réal Ledoux, dont le fils Yannick est aussi pilote, a encore la course dans le sang.

« J'assiste à tous les programmes à l'Autodrome Granby, je vais régulièrement à Cornwall et je vais à la Super DIRT Week à l'automne. J'aime encore ça autant qu'avant, mais je vis ma passion différemment. Notre sport n'est pas parfait, il a ses défauts, mais il reste encore très beau. »

Et son sport est prêt à lui rendre l'hommage qu'il mérite.




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