« L'éternel deuxième » veut gagner

Stéphane Lemire a remporté les deux premières finales... (Joe Labrie)

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Stéphane Lemire a remporté les deux premières finales de la saison en classe pro-stock à l'Autodrome Granby.

Joe Labrie

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(Granby) « Honnêtement, je pense que j'ai tout ce qu'il faut pour enlever le championnat. C'est bien beau les deuxièmes places, mais l'éternel deuxième que je suis veut gagner cette année ! »

Stéphane Lemire a remporté les deux premières finales de la saison à l'Autodrome Granby. Et tandis qu'Ontariens et Américains débarqueront en ville vendredi soir alors que sera disputée une manche du championnat de la série DIRT en classe pro-stock, il entend bien profiter de l'occasion pour démontrer de quel bois il se chauffe.

« J'ai vraiment une excellente voiture, lance le Drummondvillois. On a travaillé fort tout l'hiver afin d'obtenir les bons réglages et on continue à le faire à toutes les semaines. Je pense que cette année, c'est la bonne. »

La saison dernière, Lemire a été sacré champion au RPM Speedway et il a remporté le combiné des pistes de Granby et de Saint-Marcel. Mais il rêve à son premier titre chez nous.

« J'ai fini deuxième derrière Jocelyn Roy. Encore deuxième. Ça doit faire cinq ou six fois depuis 10 ans que je finis deuxième à Granby. Mais là, je suis prêt à passer à la prochaine étape... »

Adversaire et ami

François Adam sera le principal adversaire de Lemire à Granby cette année. Mais voilà, les deux sont de grands amis. Au point où Adam a donné un gros coup de main à Lemire au cours de l'hiver afin que sa voiture soit la plus compétitive possible.

« Je viens même de l'appeler encore parce que j'avais besoin d'un conseil, reprend le pilote de la voiture no 115. François est très fort en mécanique et je suis très content de pouvoir compter sur son expertise. C'est un bon gars. »

Et Lemire est convaincu que les deux continueront à s'épauler même s'ils luttent pour le championnat dans le dernier droit de la saison.

« Dans cinq ou 10 ans, on n'ira plus aux courses. Mais notre amitié, elle, demeurera. Les courses, c'est l'fun, mais il n'y a pas juste ça dans la vie. Remarque que je ne t'aurais peut-être pas dit ça il y a quelques années seulement... »

Car il n'y a pas si longtemps, avouera-t-il, il avait la tête aux courses 365 jours par année et 24 heures par jour. C'était sa priorité absolue.

« J'aime autant ça qu'avant, mais les années passent et on se rend compte que ce n'est qu'un passe-temps, après tout. Aujourd'hui, à 40 ans, j'ai ma petite compagnie de transport, j'ai autre chose dans ma vie. »

Une classe en difficulté

Le nombre de voitures est en baisse en classe pro-stock. Il y a quelques semaines, le promoteur Dominic Lussier, inquiet, a parlé d'une catégorie « où il n'y a pas de relève ».

« Il n'y a pas autant de relève qu'on le voudrait parce que ça coûte cher, mentionne Lemire. Si tu veux rouler en avant, il faut que tu sortes constamment de l'argent de tes poches. Si tu veux espérer gagner, il faut que tu arrives avec des pneus neufs tout le temps. C'est juste un exemple. L'autre fois, François (Adam) est arrivé avec une suspension désuète et il en a payé le prix. C'est comme ça que ça fonctionne. »

Sans nommer personne, sans nommer Jocelyn Roy et Normand Voghell, Lemire ajoutera que les « petites chicanes » font mal également.

« Il y a des pilotes qui sont absents à Granby présentement et qui devraient être là. Mais ils pensent qu'ils ont raison et ils n'ont peut-être pas si raison que ça. Et ça fait mal à tout le monde. »




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