Bromont derrière Gaudreau!

À son 5e match des séries, Frédérick Gaudreau a... (Mark Humphrey, Associated Press)

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À son 5e match des séries, Frédérick Gaudreau a inscrit le but victorieux des Predators samedi face aux Penguins de Pittsburgh en finale de la Coupe Stanley.

Mark Humphrey, Associated Press

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Du temps où il enseignait à Frédérick Gaudreau sur les bancs d'école, Réal Brunelle était loin de s'imaginer qu'un jour il le verrait remporter une étoile dans un match de finale de la Coupe Stanley.

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Ghyslain Bourque et Réal Brunelle (à droite), deux amis de la famille Gaudreau, entourent ici Frédérick, avec qui ils ont mangé au restaurant la veille de la partie.

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C'est pourtant le scénario de rêve auquel il a eu droit samedi soir alors que l'attaquant bromontois a inscrit le but de la victoire dans un gain de 5-1 face aux Penguins de Pittsburgh, méritant ainsi la troisième étoile.

Réal Brunelle, qui a enseigné à Gaudreau lors de son passage au Mont-Sacré-Coeur, était aux premières loges pour assister à ses exploits. Le conseiller municipal de Bromont avait fait le voyage jusqu'à Nashville avec sa femme Élyse pour encourager son ancien élève qui porte maintenant les couleurs des Predators.

« On était bien contents, surtout qu'on a eu la chance de voir tout ça en direct. Il a parti le match sur la quatrième ligne et après deux shifts, il est tombé sur le troisième trio. Quand il a finalement scoré, moi et ma femme, on s'est sauté dans les bras et on a quasiment perdu l'équilibre. On était très fiers », raconte M. Brunelle.

Gaudreau a fait sauter le toit du Bridgestone Arena lorsqu'il a fait bouger les cordages en deuxième période quelques instants après que Roman Josi eut inscrit les Predators au pointage. Son but a finalement donné la victoire à son équipe qui tire maintenant de l'arrière­ 2-1 dans la série.

« On l'a vu là-bas sur l'écran géant après son but et il n'avait pas l'air trop malheureux... », relate M. Brunelle­ en riant, lui qui a soupé avec Gaudreau­ en compagnie d'autres Bromontois­ ayant fait le périple le soir précédant la rencontre.

Soirée parfaite

L'ambiance survoltée, le but de Frédérick et sa troisième étoile obtenue de surcroit dans une victoire  : le couple pouvait difficilement demander mieux comme soirée. Leur enthousiasme débordant leur a même valu quelques questions de la part des partisans des Predators assis près d'eux.

« Lorsque Fred a marqué, on a fait des high fives avec le monde alentour et on leur a dit que c'était un jeune de Bromont. Le monde s'est mis à poser des questions. Ils étaient étonnés qu'on le connaisse. C'est un nouveau joueur là-bas. Il vient juste d'arriver alors il n'est pas très connu », indique M. Brunelle.

Mais les partisans des Predators apprennent vite. Déjà surnommé Freddy Hockey dans la capitale du country, l'attaquant de 24 ans a rapidement fait sa marque depuis qu'il a été rappelé des mineures en finale de conférence contre les Ducks. Jamais repêché ni dans la LHJMQ, ni dans la LNH, le voilà qui affiche une récolte de deux buts en seulement cinq matchs des séries.

Et pour ceux qui doutent encore de la folie qui s'est emparée de « Smashville » depuis le début de l'étonnant parcours des Predators, M. Brunelle confirme que c'est littéralement toute la ville qui vibre au rythme des Predators.

« Une ambiance comme ça, je n'ai jamais vu ça. On avait de bons billets, on était environ dans la 15e rangée et on ne s'est jamais assis pour regarder le match. On n'avait pas le choix de rester debout sinon on ne voyait rien. Du warm-up jusqu'à la fin du match, ça n'a pas arrêté une minute. »

Surpris, oui, mais...

Après le match, c'est une véritable mer jaune qui l'attendait à sa sortie de l'aréna alors que près de 50 000 personnes avaient pris le centre-ville d'assaut pour l'occasion. Un engouement qui a surpris davantage M. Brunelle que le fait de voir son ancien étudiant croiser le fer avec nulle autre que la bande de Sidney Crosby.

« Disons qu'on ne s'attend jamais à ça, mais Fred, c'est un vrai passionné de hockey. Jeune, il jouait au mini-hockey 12 heures par jour, moindrement qu'il avait une chance, il lançait des rondelles en arrière de chez lui et aussitôt qu'il y avait une glace de libre quelque part, il allait patiner. Il a toujours été un mordu de ce sport. »

M. Brunelle, qui est un bon ami de la famille Gaudreau, a vu Frédérick­ à l'oeuvre sur les patinoires dès son jeune âge, celui-ci ayant pris part à plusieurs camps de son école de hockey. Le no 32 des Predators a même travaillé pour lui comme moniteur.

Très tôt, M. Brunelle s'est rendu compte de sa résilience, notamment lorsque Gaudreau a subi une fracture ouverte à un poignet dans les rangs midget AAA qui aurait très bien pu mettre un terme à sa carrière de hockeyeur.

Transporté à l'urgence avec son uniforme des Cantonniers de Magog sur le dos, Gaudreau avait eu les deux os de l'avant-bras complètement sectionnés et son poignet tenait seulement par la chair.

Pourtant, sept mois plus tard, Gaudreau était déjà prêt à revenir au jeu. Si sa grave blessure a ralenti son développement et a fait en sorte qu'il soit ignoré au repêchage de la LHJMQ, le Bromontois a redoublé d'efforts et a fini par atteindre la grande Ligue après des séjours dans la Ligue de la Côte Est et la Ligue américaine.

« À 17 ans, il était encore dans le midget AAA et il a fait ses débuts dans le junior majeur seulement à 18 ans. Fred a toujours gravi les échelons un peu plus tard, mais il a toujours continué de travailler. C'est un gars qui n'a jamais lâché malgré les obstacles sur sa route. Il a choisi son chemin, n'a jamais arrêté de croire en lui, et maintenant, il se retrouve à jouer dans la finale de la Coupe Stanley. C'est assez fou comme situation­ !»




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