Objectif: rester au sommet

« Je cours encore pour gagner, mais je n'en... (Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est)

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« Je cours encore pour gagner, mais je n'en fais plus une maladie comme avant. Aujourd'hui, je cours davantage pour le plaisir, pour les sensations que la course m'apporte », explique François Bernier.

Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est

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(Granby) « Quand tu te retrouves au sommet de la montagne, tu ne peux plus monter. Tout ce que tu peux faire, c'est rester là. C'est ce que je vais essayer de faire. »

François Bernier va s'amener à l'Autodrome Granby, à l'occasion de la soirée d'ouverture vendredi, en qualité de champion en titre de la classe modifié. Et il sait qu'ils sont nombreux à rêver de lui arracher sa couronne.

« À chaque année, je répète la même chose : il y a plein de bons pilotes à Granby et il n'y a pas un endroit où la compétition est plus forte, dit le Maskoutain. Mon frère Steve (vice-champion en 2016) a ce qu'il faut pour gagner, Steve Bernard aussi, même chose pour David Hébert, et je sais que Mathieu Desjardins s'en vient. »

Le plateau de Granby reste compétitif, bien que l'absence de Kayle Robidoux et la présence à temps partiel de Yan Bussière l'affaiblissent un brin.

Et il a suffi de prononcer le nom de Robidoux pour que Bernier se lève et donne son opinion sur le refus du pilote de la voiture no 46 de se présenter à Granby cette année.

« L'absence de Kayle, je trouve ça dommage et déplorable. C'est un excellent pilote, un de nos meilleurs. Je lui ai jasé quelques fois au cours de l'hiver et, honnêtement, je comprends sa position. Pour avoir du succès à Granby, il faut travailler très fort. Si, en plus, tu pars avec une voiture plus lourde que toutes les autres... »

C'est d'ailleurs pour éviter d'être davantage pénalisé que Steve, son frère, a mis de côté son moteur Dodge et est revenu avec Chevrolet.

« Steve n'a pas aimé toute la controverse de l'an dernier et il ne voulait pas rouler avec une voiture plus lourde de 100 livres. À mon avis, il a pris une sage décision. »

Moins de pression

François Bernier, qui vise un cinquième titre en modifié à Granby, avoue qu'il se met moins de pression sur les épaules qu'auparavant.

« Je cours encore pour gagner, mais je n'en fais plus une maladie comme avant. Aujourd'hui, je cours davantage pour le plaisir, pour les sensations que la course m'apporte. Si je termine quatrième et que j'ai eu du fun, c'est correct. »

À 34 ans, Bernier est maintenant père de famille et est propriétaire d'une petite entreprise d'excavation. Sa vie ne tourne plus juste autour des courses.

« Que je gagne ou que je finisse 15e, mon petit bonhomme s'en fout un peu. Lui, il veut un papa présent et de bonne humeur. Ça aide à voir les choses de façon un peu différente... »

N'empêche que le cadet des frères Bernier a pris les grands moyens pour connaître encore du succès. Cette année, il conduira sa propre voiture et non la deuxième de Steve comme ce fut le cas en 2016.

« Disons que je vais être un peu plus indépendant ! », conclut-il en riant.




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