Inouk: Bosch dresse son bilan

Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, vient... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, vient de conclure sa première campagne à la tête du club granbyen.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) La première année de Patrice Bosch comme directeur général des Inouk n'aura pas été de tout repos. Deux semaines avant le camp d'entraînement, il a notamment dû se dénicher un nouvel entraîneur à la suite du départ de David Lapierre pour la LHJMQ. Il faisait aussi face à de grandes attentes après avoir vu les Inouk atteindre la finale un mois avant son arrivée. Quelques jours après l'élimination de son club en six matchs en demi-finale de la LHJAAAQ, Bosch dresse néanmoins un bilan somme toute positif de sa première saison à la tête de l'équipe granbyenne. La Voix de l'Est s'est entretenue avec lui.

Q Selon toi, qu'est-ce qui a fait la différence dans la demi-finale entre les Inouk et les Cobras de Terrebonne ?

R Je ne connais pas l'état de santé des Cobras de Terrebonne, sûrement qu'ils avaient des joueurs blessés eux aussi, j'en doute pas. Nous autres, on a été un petit peu maganés par notre longue série difficile contre Valleyfield. Quand on a étiré la série contre les Braves, on s'est hypothéqués un peu. Ceci étant dit, je ne pense pas que ça peut servir d'excuse parce que je suis certain que Terrebonne en avait aussi.

Honnêtement, je pense que c'était vraiment deux bonnes équipes qui s'affrontaient. Les choses allaient bien pour nous en début de série, mais on a joué contre une équipe qui jouait du bon hockey. Est-ce que je pense qu'on aurait pu gagner ? Je le crois toujours. Je suis déçu qu'on ait perdu, mais je suis content de ce que les gars nous ont donné. Même si c'est certain que j'aurais aimé ça qu'on amène ça à un match no 7 et qu'on ne perde pas trois matchs collés lorsqu'on a eu les devants 2-1. Il reste que les six matchs étaient six bons matchs.

Q Quel bilan dresses-tu de ta première campagne à titre de directeur général des Inouk ?

R Je suis arrivé dans une organisation qui était en pleine santé. Je ne peux pas dire que les Inouk étaient une équipe que j'ai rebâtie parce que c'est un club avec beaucoup de bons joueurs, de bons choix au repêchage et il y a eu de bons échanges dans le passé. Quand je suis arrivé, on avait une équipe compétitive, mais ma job à moi, c'était de donner une chance de gagner à cette équipe-là. Ce qu'on a fait à Noël (les nombreuses transactions), on l'a fait pour se donner la chance de gagner un championnat. Ça n'a pas fonctionné, mais si c'était à refaire, je referais exactement la même affaire. Il n'y a aucun doute là-dessus.

Q Donc aucun regret d'avoir fait l'acquisition de Joël Caron en échange de plusieurs joueurs et choix de repêchage considérant la fin abrupte de votre parcours en séries éliminatoires ?

R Oh non. Je te le dis très sincèrement. Honnêtement, ce n'est pas une réponse politique. Si c'était à recommencer, je referais la même chose. Je l'ai dit : la transaction de Caron-Arsenault, s'il avait fallu payer plus cher pour la faire, on l'aurait probablement fait aussi. L'arrivée de ces joueurs-là et de Samuel Pitre, qui a été un joueur exceptionnel aussi, nous a donné un bon coup de pouce même si c'est des transactions qui changent ton équipe, ton vestiaire et la chimie. 

Q Il s'agissait de la première saison de Patrick Gosselin derrière le banc de l'équipe. Tu es satisfait de son travail ? Sera-t-il de retour l'an prochain ?

R Moi, je suis très satisfait de ce que les entraîneurs ont donné. Le coaching staff au complet, j'inclus l'entraîneur des gardiens là-dedans. Je pense qu'on avait un staff solide. Maintenant, je vais m'asseoir avec Marco Bernard (président des Inouk) pour mes affaires à moi en premier. Je vais clarifier mon statut avant et après, on va descendre la pyramide et faire le tour des gars. Mais je ne peux pas dire que je suis insatisfait du travail qui a été fait.

Q Qu'est-ce que tu as le plus apprécié de la saison ?

R J'ai vraiment apprécié découvrir les individus, les jeunes joueurs qu'on a. Advenant mon retour l'an prochain, ça va être un avantage de bien connaître les personnes. (...) L'une des choses en tant que DG dont je suis aussi très content, c'est d'avoir été capable de mettre la main sur le coaching staff que j'ai là une semaine avant le camp d'entraînement. Ça, c'était vraiment pas quelque chose de facile. On a fouillé, on a étudié, on a reçu plein de CV, et finalement, je pense qu'on a assemblé un bon groupe. Dans ma job de DG, ça a été une tâche qui n'a pas été facile parce que c'était vraiment à la dernière minute.

Q Qu'est-ce qui t'a le plus déçu cette saison ?

R La demi-finale, ça c'est sûr. Mais au-delà de ça, ce que j'ai le moins aimé, c'est le temps que ça a pris à souder les choses comme on le voulait. On avait un nouveau DG, un nouveau coaching staff, de nouveaux joueurs. Ça a pris un certain temps avant que tout ça se soude ensemble. Je te dirais qu'on est devenu une équipe autour de décembre malgré les bons résultats qu'on avait. J'aurais aimé ça que ça se fasse plus vite et j'ose espérer que l'an prochain, dans un scénario similaire, ça va être plus rapide, car c'est important pour une équipe.

Q Quelles ont été les forces et les lacunes du club cette année ?

R Je pense que l'esprit de groupe était là, mais il y a une chose que je n'ai pas aimée côté hockey, c'est que ça a pris un certain temps à certains joueurs pour accepter leur rôle. Quand ce rôle-là était accepté, tout allait mieux. C'est normal parce que quand tu joues sur un 4e trio à Granby et que tu pourrais jouer sur un 2e ou 1er trio ailleurs, ça peut créer cet effet-là. Ça demande des joueurs une certaine maturité et de la confiance. Et comme on ne connaissait pas bien les joueurs au départ, le lien de confiance ne s'est pas tissé dès le début de l'année. Ça a fini par se régler, mais c'est une chose qu'on aurait pu faire mieux.

Sinon, je pense qu'on avait une bonne profondeur à l'attaque. Après les transactions, on avait plus d'expérience en défense. Notre gardien de but a été très bon pour nous autres en séries éliminatoires. On peut aussi dire qu'on a pris de bonnes décisions au mois de janvier. On voulait un défenseur dominant, on a eu (Antoine) Arsenault. On voulait aller chercher plus de jeu physique en Pitre, et il a bien joué. Évidemment, on a aussi obtenu Joël Caron qui est un joueur spectaculaire et qui a marqué des buts importants. (...) Si j'ai une fierté à aller chercher là-dedans, c'est que les moves qu'on a faits, ça a été des excellents moves.

Q Comment entrevois-tu la prochaine campagne ? Est-ce que tout va être à recommencer ou les Inouk vont-ils continuer d'avoir les atouts nécessaires pour représenter une menace dans la LHJAAAQ ?

R Les Inouk de Granby vont encore être une équipe de force l'an prochain. Ce qu'on va faire au repêchage et les transactions qu'on va conclure vont définitivement améliorer l'équipe. Il y a plein de bons joueurs qui restent en place, mais il y a une réalité qui fait qu'on va avoir trop de joueurs de 19 ans, alors on va avoir des décisions à prendre selon plein de choses, dont l'intérêt des joueurs à continuer avec nous.




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