Maxence Parrot: les yeux rivés sur les JO de Pyeongchang

La Voix de l'Est s'est entretenu avec Maxence... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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La Voix de l'Est s'est entretenu avec Maxence Parrot, à Bromont.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Bromont) Maxence Parrot peut enfin souffler. Après avoir connu « de loin sa meilleure saison en carrière », l'athlète de 22 ans de Bromont est bien heureux de pouvoir s'arrêter « à la maison » pour mettre la planche de côté... mais pas pour longtemps, lui qui a les yeux tournés vers Pyeongchang.

« Déjà, dans deux semaines je prendrai la route pour Whistler en vue de me préparer pour les Jeux olympiques de 2018. Mais pour l'instant, j'aime mieux profiter du temps ici, avec les amis et la famille. J'ai pratiquement fait du snow tous les jours depuis novembre, en plus d'avoir fait le tour du monde pour des compétitions », a confié le surfeur des neiges à La Voix de l'Est lors d'un entretien à la Nuit blanche à Bromont­, montagnes d'expériences. 

Le Bromontois est sur un nuage. Après une saison de rêve en 2015-2016, il avoue avoir ressenti une certaine pression à égaler ces résultats. « Mais la pression, ça m'aide. C'est quelque chose qui m'aide, car j'adore repousser les limites. Mais honnêtement, je n'aurais jamais pensé faire mieux », lance-t-il, tout sourire.

On peut le croire sur parole. Ses résultats parlent pour lui. En 15 compétitions, il s'est retrouvé 10 fois sur le podium : 5 médailles d'or, 5 d'argent. Ce qui le rend très confiant d'obtenir une place au sein l'équipe olympique qui se retrouvera à Pyeongchang, du 9 au 25 février 2018.

D'ailleurs, Maxence Parrot a affirmé à La Voix de l'Est que deux places, sur les quatre disponibles, seraient annoncées cette semaine. « Mais on a d'excellents Canadiens ; on a souvent eu des doublés canadiens sur le circuit mondial. Plusieurs mériteraient de se retrouver aux Olympiques. C'est certain que ça m'enlèverait une pression », admet le planchiste, qui en 2014 avait su seulement deux semaines avant les Jeux de Sotchi qu'il y prendrait part. Il y avait d'ailleurs obtenu une cinquième place en slopestyle.

Vers l'avant

Le Bromontois ne s'attarde pas au passé. Il ne visionne pas les vidéos de ses performances qui font le tour du Net. Il regarde vers l'avant. « Je ne regarde pas les vidéos, car dans ma tête je sais exactement ce qui n'a pas bien été et ce que je dois améliorer. Je suis très bon dans la visualisation », affirme Parrot. 

Il se décrit comme une sorte d'artiste qui s'exprime avec sa planche. « Dans ce sport, il faut tout le temps que tu te renouvelles, que tu ailles plus loin. Si j'invente une nouvelle figure, les autres vont l'apprendre. Il faut toujours innover, et j'ai ce côté artistique qui m'a aidé à me rendre où je suis présentement », estime Maxence Parrot.

« Plus tu t'en vas dans l'inconfort, plus tu deviens confortable et c'est comme ça que tu t'améliores », poursuit-il. 

Entraînement

L'équipe canadienne a construit une rampe de près de 80 pieds à Whistler, afin de permettre aux athlètes de se pratiquer. L'entraînement durera deux semaines, pendant lesquelles il cherchera à apprendre de nouvelles manoeuvres. « C'est une des grandes forces ici [au Canada], on met toutes les chances du côté de l'athlète pour qu'il puisse se perfectionner­ », estime Parrot.

Après son passage à Whistler­, l'archipel d'Hawaii l'attend avec des amis et sa copine pour deux semaines - ses dernières vacances avant de reprendre l'entraînement. « Après, je vais en Suisse deux semaines. Je serai de retour au Québec à la mi-mai, et ce, durant quatre ou cinq mois. Ce sera surtout l'occasion pour moi de m'entraîner sur le trampoline et au gymnase », explique le Bromontois.

Il sera de retour sur sa planche à neige en septembre, quand il se rendra tour à tour en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Suisse. « Le retour à la compétition sera dès la fin du mois de novembre », indique-t-il.

Alors, tu préfères le big air ou le slopestyle, Maxence ? « Honnêtement, c'est comme si tu demandais à quelqu'un de choisir entre ses deux enfants. J'adore mon sport et pour les deux il faut que j'embarque sur ma planche. C'est deux disciplines différentes. Le slopestyle, c'est un enchaînement de sauts, tandis que pour le big air, tu mets le tout pour le tout, à 100 % », conclut-il, impatient d'attaquer des vacances bien méritées après une saison aussi remarquable.




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