Le propriétaire des Maroons n'est pas inquiet

Clairement, l'entraîneur Michel Deschamps a la confiance de... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

Agrandir

Clairement, l'entraîneur Michel Deschamps a la confiance de son patron, Daniel Roy.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Waterloo) « Je suis convaincu qu'on a tout ce qu'il faut pour gagner la coupe. Sincèrement. Mais la chimie, c'est vrai, n'est pas parfaite. J'ai toutefois espoir que les maillons de la chaîne seront soudés à temps pour le début des séries. »

Celui qui parle, c'est Daniel Roy, qui a répondu à la question posée mardi par La Voix de l'Est : « Faut-il s'inquiéter pour les Maroons ? » Pour ceux qui l'ignoreraient, l'homme est le propriétaire de l'équipe.

Roy met de l'argent, mais surtout beaucoup de temps dans son club. Il assiste à tous les matchs, que ce soit à l'étranger ou à domicile, il est très proche des entraîneurs et des joueurs, il fait la chasse aux commanditaires et on raconte qu'il lave lui-même les chandails de ses patineurs. Dans son aventure, il a amené avec lui sa conjointe Karine, qui voit à la comptabilité, et sa fille Sara-Maude, qui est la photographe officielle de l'équipe.

« On aime ça, on adore ça, lance-t-il. On est heureux quand l'équipe gagne et on a de la peine quand elle perd. Et présentement, je sais que des partisans sont inquiets. Mais moi, je ne suis pas inquiet. J'ai confiance en notre entraîneur Michel Deschamps et j'ai confiance en notre groupe de joueurs. Ça n'a pas été une saison facile, mais je ne crois pas que personne à travers la Ligue de hockey senior de la Mauricie compte les Maroons pour battus. »

Roy n'a pas prononcé le nom de Michel Deschamps pour rien. Il sait que lorsque l'équipe perd, certains pointent inévitablement l'entraîneur.

« Michel a gagné le championnat des séries éliminatoires de la Ligue des Cantons-de-l'Est il y a deux ans, il a gagné le championnat du calendrier régulier de la LHSAM et il a conduit les Maroons à la finale des séries la saison dernière. Ses preuves, autant comme directeur général que comme entraîneur, il les a faites. Je ne suis pas toujours d'accord avec ses décisions, mais je sais qu'il ne se trompe pas souvent. Il a vraiment toute ma confiance. »

Ce qui l'agace

Les Maroons n'ont plus que deux matchs à disputer au calendrier régulier. Deux matchs seulement pour souder les maillons de la chaîne dont Roy parle. Et si la chimie n'est pas parfaite, c'est probablement, selon le grand patron, parce que certains joueurs ont manqué d'engagement cette saison.

« On fait du hockey senior et on comprend que les gars travaillent et qu'ils ont bien souvent une famille. Mais c'est arrivé que certains ont raté des matchs pour des raisons, disons, nébuleuses. Ça, ça m'agace. C'est difficile de créer une véritable chimie quand tu n'as jamais le même alignement deux matchs de suite. À l'avenir, il va falloir s'assurer que lorsqu'un joueur s'amène chez nous, il s'engage pour vrai. C'est un défi dans le senior, mais il faut en arriver là. »

Roy n'a pas voulu nommer personne. Mais il sait que les Maroons ont mal paru dans un dossier comme celui de Jonathan Provencher, qui, après avoir affirmé que l'équipe allait tout gagner avec lui, n'a disputé que... trois matchs. Ça a d'ailleurs fait jaser dans le vestiaire.

« Nos matchs du prochain week-end à Saint-Léonard-d'Aston et à Windsor sont très importants, a-t-il dit en changeant de sujet. Pour le classement, pour l'esprit d'équipe et pour donner confiance à nos partisans en vue des séries. »

« Des partisans incroyables »

Il y a quelques années, Daniel Roy était un simple partisan des Maroons. Et il se souvient encore de la fois où il y avait « 50 ou 60 personnes » à l'aréna Jacques-Chagnon. C'est là qu'il a décidé de faire le saut.

« J'ai dit à ma blonde : "Faut s'impliquer parce que ça va mourir, cette affaire-là !" Aujourd'hui, on remplit souvent l'aréna et on a même eu des foules supérieures à 1000 personnes en séries la saison dernière. On a travaillé fort et les gens ont répondu. On a des partisans franchement incroyables. On veut les garder et on veut qu'ils soient heureux. »

Roy y croit dur comme fer et le répète : les Maroons ont ce qu'il faut pour rendre leurs partisans heureux au cours des semaines à venir. 

On saura bien assez vite s'il a raison.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer