« Ça ne devrait jamais être violent comme ça »

« Présentement, je préfère me concentrer sur ma réhabilitation.... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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« Présentement, je préfère me concentrer sur ma réhabilitation. Ma santé et mes études sont en jeu. Et il y a aussi le hockey. Je ne sais pas si je vais revenir, mais c'est certain que je le souhaite très fort... », explique Alexandre Marcoux.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Farnham) Alexandre Marcoux l'avoue : il n'aime pas trop parler de ce qui est arrivé à Lachute, il y a deux semaines, alors qu'il a subi une commotion cérébrale jugée grave lors d'un match de la Ligue de hockey junior AA Laurentides-Lanaudière impliquant les Braves et les Knights.

« Ce ne sont pas de bons souvenirs, dit-il en entrevue à La Voix de l'Est. Présentement, je préfère me concentrer sur ma réhabilitation. Ma santé et mes études sont en jeu. Et il y a aussi le hockey. Je ne sais pas si je vais revenir, mais c'est certain que je le souhaite très fort... »

Marcoux, 20 ans, affirme qu'il serait très déçu s'il ne pouvait plus porter l'uniforme des Braves. Ce sont les médecins qui, en bout de ligne, décideront. 

« Je joue au hockey depuis tellement longtemps. En plus, on a une super équipe et je n'ai jamais joué, je pense, avec un meilleur groupe de gars. On a tellement un bon esprit d'équipe, c'est incroyable. »

Depuis deux semaines, le joueur d'attaque mange, se repose et dort pour reprendre ses propres mots. Il y a aussi les visites chez le médecin et chez le chiropraticien. 

« Je sors de temps en temps pour voir où j'en suis rendu. L'autre jour, j'ai pris une petite marche avec mon chien et, quand je suis rentré à la maison, je pensais que la tête allait m'exploser. Il faut que je respecte mon rythme de guérison. Présentement, je dois éviter tout ce qui s'appelle écran : pas de télé, d'ordinateur et de téléphone. Ça rend la vie un peu plate... »

Vivre avec des maux de tête est devenu le quotidien de Marcoux, un Farnhamien pure laine. 

« Ça va un peu mieux qu'au début, mais ça revient parfois en force comme ça a été le cas lorsque j'ai marché avec mon chien. C'est très imprévisible. »

Marcoux étudie en affaires (business) à l'Université d'Ottawa. Il n'est évidemment pas retourné dans la capitale depuis les événements- de Lachute. 

« Mes examens de fin de session sont prévus pour la deuxième semaine de décembre et il serait étonnant que je puisse y aller. Quoiqu'on ne sait jamais. L'important, présentement, c'est de guérir. »

« Le plus beau sport »

En 14 matchs cette saison, Alexandre Marcoux a amassé neuf points, dont quatre buts. Il ne joue pas sur le premier trio, mais il demeure un joueur important. 

« À mon avis, le hockey, c'est le plus beau sport du monde, souligne-t-il. Mais on ne joue pas au hockey pour être blessé comme ça, pour être impliqué dans des affaires du genre. C'est un sport viril, mais ça ne devrait jamais être violent comme ça. »

Après avoir été attaqué dans son angle mort, Marcoux a reçu plusieurs coups à la tête, « entre 15 et 20 » dira-t-il. Son coéquipier Samuel Demers a quant à lui eu un rein partiellement déchiré lors du même match. 

« C'est dur de revenir là-dessus », laisse-t-il tomber, préférant parler des succès de son équipe, qui a remporté ses 12 derniers matchs. 

Les Braves (16-2-2), d'ailleurs, visitent le National de Lorraine-Rosemère samedi soir avant de recevoir ce même National dimanche après-midi à l'aréna Madeleine-Auclair.

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