TKO MMA: deux Granbyens en action

Adam Dyczka (à gauche) et Yan Pellerin font... (Dominick Latour)

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Adam Dyczka (à gauche) et Yan Pellerin font partie des combattants qui se retrouveront dans l'octogone lors du prochain gala présenté par TKO MMA.

Dominick Latour

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(Montréal) La renaissance de l'organisation TKO MMA, qui fait dans les arts martiaux mixtes, permet à plusieurs combattants québécois d'évoluer dans des conditions intéressantes et d'obtenir une belle visibilité. Les Granbyens Adam Dyczka et Yan Pellerin comptent parmi ceux qui profitent de ce qui semble être le retour en force des arts martiaux mixtes au Québec.

Dyczka et Pellerin seront tous les deux de la carte prévue le 13 janvier à La Tohu, à Montréal, le même endroit qui a accueilli plus de 1700 spectateurs il y a une semaine lors du programme qui a lancé la renaissance de TKO MMA.

Dyczka (3-0) affrontera l'Albertain Jared Henderson (3-2) en carte principale. Pellerin (10-13) connaîtra quant à lui le nom de son adversaire sous peu. Les deux étaient à la conférence de presse organisée par TKO MMA jeudi midi à Montréal.

À 25 ans, Dyczka semble avoir un bel avenir devant lui en arts martiaux mixtes. Il a du talent et il a quelque chose qui fascine littéralement les amateurs de sports de combat : c'est un poids lourd !

« C'est vrai que le monde aime les poids lourds, a concédé celui qui est né en Ontario, mais qui est arrivé à Granby en bas âge. Et ça fait en sorte que ça accélère le chemin vers une certaine reconnaissance populaire. En janvier, je vais me retrouver en carte principale après seulement trois combats professionnels. Ça donne une idée... »

Trouver sa voie

Dyczka avait le sourire facile jeudi en conférence de presse. Le bonhomme est loin de l'avoir toujours eu facile et le sport est en train de le sauver.

« J'ai commis des erreurs de jeunesse, a-t-il dit. Plusieurs erreurs de jeunesse, je dirais même. Mais je pense avoir trouvé ma voie avec le sport. C'est pas compliqué, le sport est la seule affaire que j'ai réussie jusqu'ici. Je ne suis pas quelqu'un de très discipliné de nature, mais je suis capable de l'être dans la préparation de mes combats. Le sport, c'est bon pour moi. J'ai enfin l'impression de m'en aller quelque part... »

Il a aussi fait de la boxe. On l'a vu en finale du gala organisé conjointement par les Maroons et le club Speedy Gym en août dernier. En fait, son coeur balance entre les deux sports.

« Dans le fond, j'aime me battre. Mais là, les opportunités sont en arts martiaux mixtes. Je ne dis pas non à un retour éventuel en boxe. On verra... »

Dyczka s'entraîne au Go Gym de la rue Denison Est sous la supervision de Yan Pellerin, qui est propriétaire de l'endroit.

« Je ne suis pas son entraîneur en tant que tel, je suis davantage un partenaire d'entraînement qui en fait plus que les autres partenaires d'entraînement !, a lancé Pellerin en riant. Adam a eu ses problèmes, mais c'est un bon gars et il sait qu'il y a une belle chance qui s'offre à lui. »

Dyczka s'estime chanceux. Dirk Waardenburg, proprio du Speedy Gym et entraîneur, en a fait un bon athlète ; aujourd'hui, Pellerin prend le relais.

« J'ai beaucoup appris avec Dirk, qui reste un bon ami et avec qui je vais sûrement encore travailler. Là, Yan m'a pris sous son aile. Je suis bien entouré. Et honnêtement, j'ai besoin de ça. »

Pellerin a vaincu ses démons

Yan Pellerin a 36 ans. Il ne rêve pas d'être champion du monde en arts martiaux mixtes. Pour l'heure, il est simplement heureux d'avoir vaincu ses démons.

Vendredi dernier, à La Tohu, Pellerin a disputé son premier combat en cinq ans. Pour la première fois depuis longtemps, il ne s'est pas posé LA question qu'il s'est longtemps posée avant d'entrer dans la cage.

« Je suis le dernier des combattants de la première génération de Québécois en arts martiaux mixtes, a-t-il expliqué. J'ai fait mes débuts chez les pros au début des années 2000. Mais le plaisir n'y était plus à la fin. Et avant chaque combat, je me demandais : "Mais qu'est-ce que je fais ici ce soir ? " Et je perdais et ma confiance fondait comme neige au soleil. La semaine passée, je ne me suis pas posé la question et je me suis amusé comme un p'tit fou ! »

Pellerin, un poids moyen, a triomphé il y a une semaine. Mais il n'aime pas son dossier, qui est négatif.

« Ce que je veux, c'est retrouver une fiche gagnante. C'est la priorité. Ensuite, on verra. J'ai beau avoir 36 ans, je suis en bel forme et il y a des gens extraordinaires qui m'entourent et qui prennent soin de moi. »

Au cours des dernières années, cet ancien défenseur de la Ligue nord-américaine de hockey et des Maroons à l'époque de la Ligue senior des Cantons-de-l'Est a surtout servi de partenaire d'entraînement à plusieurs des meilleurs combattants au pays, notamment Patrick Côté, qui est devenu un de ses meilleurs amis.

« Ma vie est bien remplie. Je suis en affaires à Granby depuis longtemps, je suis père de jumeaux et je suis un athlète. Mais là, j'ai retrouvé la passion pour mon sport. Et ça me rend heureux. »

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