Quand Waterloo s'inspire de l'Europe

L'enthousiasme était de mise au club François Godbout... (Catherine Trudeau)

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L'enthousiasme était de mise au club François Godbout de Waterloo alors qu'on a annoncé la construction d'un mur pour le tennis. De gauche à droite: Francis Deslauriers-Roberge, qui a piloté le projet, le député fédéral Pierre Breton, le maire Pascal Russell et François Godbout lui-même.

Catherine Trudeau

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(Waterloo) Il n'y a rien de pire que d'avoir envie de jouer au tennis et ne pas avoir de partenaire. Les gens du club François Godbout de Waterloo le savent et ils auront une intéressante solution à proposer à ceux qui auront ce problème le printemps prochain.

En conférence de presse, vendredi en début d'après-midi dans les locaux du club, on a annoncé la construction d'un mur de 20 pieds de largeur par huit pieds de hauteur qui prendra place sur le site du club. Le mur à inclinaison en sera un de ciment, mais sa structure, elle, sera faite d'aluminium.

«Le concept est très populaire en Europe, a dit Francis Deslauriers-Rogerge, trésorier du club François Godbout ayant piloté le projet. Ici, à Waterloo, le mur servira de partenaire à certains, mais il permettra à d'autres de s'initier gratuitement au tennis. Quand on m'a proposé l'idée, j'ai cliqué tout de suite!»

L'idée vient de Paul-Éloi Dufresne, conseiller municipal, administrateur du club et fan de tennis devant l'Éternel.

«On a de belles installations de tennis à Waterloo et on veut que les gens viennent au club, a-t-il dit. C'est une autre façon de les attirer chez nous.»

Bien sûr, il n'y a rien de gratuit en ce bas monde et la construction du mur va coûter 16 000$. Le député libéral de Shefford, Pierre Breton, et le maire Pascal Russell étaient à la conférence de presse et ont annoncé que le fédéral allait contribuer pour 8000$ en subvention et que la Ville allait faire la même chose.

Le club François Godbout, un véritable trésor encore trop caché, a été mis à neuf en 2009 grâce à la généreuse participation financière de François Godbout, ancien pro de tennis et Waterlois d'origine, et de son épouse Sybilla Hesse. L'endroit, on le dit et on le répète, est magnifique. Le club compte une soixantaine de membres.

Idée «intelligente»

François Godbout, qui a connu une brillante carrière dans la magistrature après avoir oeuvré sur le court, avait le sourire facile en écoutant les gens du club présenter leur projet.

«Quelle belle idée, quelle idée intelligente! , a-t-il lancé. Honnêtement, je suis content de voir qu'on veut continuer à faire prospérer le tennis à Waterloo.»

Me Godbout s'est ensuite rappelé qu'il en a passé des heures à peaufiner son jeu en frappant la balle sur un mur.

«Moi, je suis fils unique et je me cherchais toujours quelqu'un pour jouer. Quand je ne trouvais personne, le mur devenait mon partenaire. Et lui, il était fidèle, il était toujours là pour moi. Le problème, c'est qu'il gagnait tout le temps!»

Francis Deslauriers-Roberge riait de bon coeur à côté de l'ex-joueur de Coupe Davis.

«Nous serons le seul club de la région à avoir un mur comme celui-là. Je pense qu'on peut être fiers», a-t-il conclu.

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