Jean-Yves Phaneuf à nouveau récompensé

«Les gens diront ce qu'ils voudront, on ne... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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«Les gens diront ce qu'ils voudront, on ne s'habitue pas à être récompensé de la sorte. À chaque fois, c'est une surprise, c'est une belle émotion. À chaque fois, ça m'émeut», affirme Jean-Yves Phaneuf.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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(Granby) Jean-Yves Phaneuf vient de recevoir une belle lettre. Une lettre signée des mains du ministre Sébastien Proulx, responsable de l'Éducation, du Loisir, du Sport et de la Famille, qui lui apprend qu'il sera le lauréat national en sport du prix du bénévolat Dollard-Morin, édition 2016.

Johnny, comme tout le monde l'appelle, n'en finit plus d'être honoré. Pas plus tard que le printemps dernier, il recevait le «Maurice» dans la catégorie «Action bénévole nationale Dollard-Morin» lors du 43e gala Sports Québec. Et chaque fois, c'est toute une ville et toute une région qui sont heureuses pour lui.

«Les gens diront ce qu'ils voudront, on ne s'habitue pas à être récompensé de la sorte, affirme Jean-Yves. À chaque fois, c'est une surprise, c'est une belle émotion. À chaque fois, ça m'émeut.»

Il sera honoré à l'Assemblée nationale le 16 novembre. C'est la deuxième fois qu'il sera le lauréat national du prix du bénévolat Dollard-Morin. Jamais personne n'a été honoré de cette façon deux fois avant lui.

Rappelons que le prix du bénévolat Dollard-Morin est la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec pour reconnaître l'apport bénévole dans le domaine du sport et du loisir.

«C'est spécial, laisse tomber M. Phaneuf. J'accepte cette récompense au nom de nos jeunes joueurs de soccer, des gens qui travaillent avec moi, ainsi qu'au nom de ma ville et de ma région.»

Deux carrières

On peut dire que Jean-Yves Phaneuf a eu deux carrières: celle de policier, qui s'est terminée en 1985, et celle d'homme dans le monde du soccer. Quand on lui demande laquelle lui aura apporté le plus de satisfaction, l'homme de 79 ans sourit.

«J'ai aimé mon travail de policier (à Cowansville, Granby et Montréal) parce que c'est ce qui m'a permis de faire vivre ma famille, explique-t-il. Avec le soccer, j'ai cependant touché plus de gens et j'ai fait plaisir à plus de monde. Encore la semaine passée, y'a une maman qui m'a écrit pour remercier la fondation (la Fondation Jean-Yves-Phaneuf) d'avoir permis à son garçon de jouer au soccer cet été. Et elle a signé: une maman heureuse. Quand tu lis ça, ta journée et ta semaine sont faites!»

Le sous-sol de Jean-Yves est plein de plaques et de trophées rappelant toutes les récompenses qu'il a reçues au fil des ans. Du prix Dollard-Morin au «Maurice», en passant par la médaille du jubilé de la reine Elizabeth, son intronisation au Panthéon du soccer québécois et quoi encore, il a été honoré à la mesure de tout ce qu'il a fait pour les jeunes de sa région.

«Ma femme (Jeannine) m'a dit l'autre jour: "Jean, je pense que tu es né pour aider le monde! " Elle n'a probablement pas tort. J'ai aidé les gens comme policier et j'aide les jeunes avec le soccer. Et quand tu aides le monde, tu te sens bien.»

Il a fondé les Cosmos, il a mis sur pied une fondation pour aider les jeunes à pratiquer leur sport préféré, il a fondé ce qui est devenu LE tournoi de soccer au Québec. Oui, son c.v. sportif est très impressionnant.

«Mais il y a encore de l'ouvrage à faire. Et je le répète, je vais continuer tant que ma tête et mon coeur seront capables.»

De toute façon, son sport, sa ville et sa région ont encore besoin de lui.

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