«Un grand moment»

André Beaudoin lors de son intronisation au Panthéon... (Pierre-Yvon Pelletier)

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André Beaudoin lors de son intronisation au Panthéon des sports du Québec. Il est ici entouré de Marie-Claude Lussier, de Telus (un partenaire du Panthéon), de son épouse Johanne et de son fils Marc.

Pierre-Yvon Pelletier

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(Granby) «C'est un grand moment de ma carrière, mais aussi de ma vie. Je suis fier, je suis touché. C'est un privilège de me retrouver parmi les grands de l'histoire du sport québécois.»

Au début de la vingtaine, le Cowansvillois André Beaudoin a subi un accident de motocross qui allait changer sa vie. Laissé tétraplégique, il dira aujourd'hui que le sport l'a sauvé. Et il a été récompensé pour les remarquables exploits qu'il a réalisés au cours de sa carrière en athlétisme en fauteuil roulant, lui qui vient d'être intronisé au Panthéon des sports du Québec.

«Honnêtement, j'ai été très surpris quand on m'a appelé pour me dire que j'allais être intronisé, explique celui qui est aujourd'hui âgé de 58 ans. Mais ça m'a forcé à m'arrêter, à regarder tout ça et j'ai fini par me dire: "C'est vrai que j'ai réussi une couple de bonnes affaires! "»

André Beaudoin a remporté pas moins de 14 médailles aux Jeux paralympiques, soit deux d'or, six d'argent et six de bronze. Il a représenté le Canada à Séoul en 1988, à Barcelone en 1992, à Atlanta en 1996, à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Pékin en 2008. Il a enlevé au moins une médaille à chaque fois.

Il a aussi remporté des marathons et établi des records du monde.

«Ma carrière, c'est plein de merveilleux souvenirs. Oui, le sport m'a sauvé. Après mon accident, j'avais besoin de me fixer de nouveaux buts, de nouveaux objectifs, et le sport était là pour moi.»

Bien qu'il ait quitté Cowansville pour Montréal peu de temps après avoir subi son accident, André Beaudoin a toujours fait la fierté des gens de la région.

«J'ai quitté parce que j'avais besoin de changer d'air et aussi parce que c'était plus facile pour ma réadaptation. Mais les gens de Cowansville et de la région ont toujours continué à m'encourager et je leur en suis reconnaissant.»

À 58 ans, il se repose et s'occupe de ses petits-enfants.

«Je suis bien, je suis heureux. J'ai eu une belle carrière. Et cet honneur, c'est la cerise sur le sundae.»

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