«Ne m'attendez pas!» - Kevin Asselin

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Aux yeux de plusieurs, Kevin Asselin était le coeur des Maroons.

Julie Catudal, Archives La Voix de l'Est

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(Waterloo) Le nom de Kevin Asselin était sur bien des lèvres, samedi dernier à l'aréna Jacques-Chagnon, alors que les Maroons livraient une performance décevante face au Bellemare de Louiseville, performance qui s'est soldée par une défaite de 5-3.

Aux yeux de plusieurs, l'athlète d'Acton Vale était le coeur des Maroons. Un bon marqueur (15 buts en 17 matchs du calendrier régulier la saison dernière), il jouait aussi avec énormément d'intensité, ne se gênant pas pour appliquer une solide mise en échec au passage. Clairement, son absence s'est fait sentir en ouverture de saison.

La Voix de l'Est a voulu savoir où en était Asselin dans sa période de réflexion.

«Ne m'attendez pas! , a d'abord lancé celui qui a connu une solide carrière junior avec les Screaming Eagles du Cap-Breton. C'est pas compliqué, deux matchs par semaine, avec de jeunes enfants et deux commerces à m'occuper, c'est devenu trop pour moi. Je suis prêt à dépanner de temps en temps, mais pas vraiment plus.»

Asselin se verrait jouer sept ou huit matchs, sans plus.

«Comme Jérémie Gouchie l'a fait la saison dernière, dans le fond. Encore là, je ne voudrais pas avoir le mauvais rôle et prendre la place de quelqu'un qui veut vraiment jouer. Dans les circonstances, je n'en voudrais à personne si on me rayait de la liste des joueurs des Maroons.»

Le bonhomme de 31 ans insiste véritablement sur la question du temps qu'il doit mettre - et qu'il n'a plus envie de mettre - sur le hockey.

«Quand tu joues un match sur la route le vendredi soir et que tu reviens dans la nuit, tu es obligé de faire une sieste dans l'après-midi si tu veux être en forme pour la partie à venir le samedi. Rendu au dimanche soir, tu te rends compte que tu as voyagé, que tu as joué au hockey, que tu as dormi... et que tu n'as quasiment pas vu tes enfants. La saison dernière, j'ai trouvé ça vraiment difficile.»

Il ne sait toutefois pas comment il va réagir lorsque la neige va commencer à tomber et que l'ambiance va véritablement être au hockey.

«Non, je ne sais pas. Peut-être que je vais voir les choses différemment à ce moment-là. Mais pour l'heure, je ne m'ennuie pas.»

«Le plus difficile»

Avec les Maroons, Asselin jouait avec son frère Mathieu, le capitaine de l'équipe. Les deux sont très proches.

«Ça, c'est probablement l'affaire la plus difficile. Mathieu et moi, on se rendait toujours à Waterloo ensemble, on voyageait toujours ensemble. C'est plate pour lui. Et c'est sûr que ça me manque un peu...»

En entrevue avec l'auteur de ces lignes, Kevin Asselin a déjà raconté qu'il se sentait en «semi-retraite» avec les Maroons.

«J'aime encore le hockey, c'est pas un problème. Mais je suis à une étape de ma vie où il ne doit pas prendre toute la place. Et la saison dernière, j'avais l'impression qu'il en prenait pas mal...»

En conclusion, Asselin a répété qu'il ne fermait pas la porte complètement aux Maroons.

«Mais ne m'attendez pas!», a-t-il aussi pris soin de répéter.

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