Le rêve réalisé de Jacques-Élie Bien-Aimé

«La boxe, c'est un beau sport. Moi, ça... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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«La boxe, c'est un beau sport. Moi, ça m'a permis de devenir quelqu'un de bien, un bon citoyen et un bon père de famille», explique Jacques-Élie Bien-Aimé, qui vient d'ouvrir son club, le Black Jack.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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(Granby) «J'en rêvais depuis longtemps, très longtemps même. Quand l'occasion s'est présentée, j'ai sauté dessus!»

Jacques-Élie Bien-Aimé, qui a été le boxeur le plus populaire de la région du milieu des années 90 jusqu'au début-milieu des années 2000, avait le sourire facile, mardi matin, lorsqu'il a accueilli le journaliste et le photographe de La Voix de l'Est au 33 de la rue Fairfield. Voyez-vous, il nous avait invités à visiter le Black Jack, son club de boxe.

«Pendant mes années de boxe, je me disais toujours: "Un jour, je vais l'avoir, mon club à moi." Je me suis répété ça très souvent au cours des dernières années aussi, mais il y avait toujours le problème du temps et de l'argent. Je me suis arrangé pour avoir du temps et mon ami Pierre Mercier, du club de taekwondo et de kick-boxing, m'a fait une offre que je ne pouvais pas refuser.»

Mercier a simplement offert à Bien-Aimé de partager l'espace de son club avec lui. Et depuis quelques semaines, le taekwondo, le kick-boxing et la boxe font bon ménage dans les locaux situés près de l'école secondaire de la Haute-Ville.

«Je remercie Pierre, a insisté Bien-Aimé. Sans lui, mon rêve ne se serait pas réalisé tout de suite. Et mon association avec lui me permet d'offrir des prix très raisonnables.»

Bien-Aimé a déjà une vingtaine de boxeurs qui s'entraînent chez lui, les lundis et les mercredis soirs. Il vise particulièrement les jeunes, «ceux qui se cherchent quelque chose d'intéressant à faire». Et bien qu'il se soit battu au niveau international, il ouvre ses portes autant à ceux qui veulent boxer pour se mettre en forme qu'à ceux qui ont de l'ambition.

«La boxe, c'est un beau sport. Moi, ça m'a permis de devenir quelqu'un de bien, un bon citoyen et un bon père de famille. Ça m'a enseigné la discipline et le plaisir de travailler fort afin d'atteindre des objectifs. Je veux transmettre ce que j'ai appris, notamment de la part de Joël Turgeon, qui a eu beaucoup d'influence sur moi en tant qu'entraîneur.»

Dans la vie de tous les jours, Bien-Aimé est enquêteur en magasin. Il vit à Ange-Gardien en compagnie de sa conjointe et de leurs cinq enfants.

Il y a un autre club de boxe à Granby: le Speedy Gym de Dirk Waardenburg. Mais Bien-Aimé ne se sent pas en compétition.

«Dirk fait de la boxe, mais il fait aussi du combat ultime, du kick-boxing et quoi encore. Moi, je fais de la boxe, juste de la boxe. Il y a de la place pour tout le monde en ville.»

Des galas

Jacques-Élie Bien-Aimé a eu une belle carrière amateur, lui qui a été champion du Québec, du Canada, qui a remporté l'argent aux Jeux du Canada et qui a atteint les quarts de finale au championnat mondial en Hongrie, en 2000. Et à 33 ans, il ne dit pas non à tenter à nouveau sa chance chez les pros, où il n'a pas obtenu le succès espéré.

«Peut-être que je vais boxer dans un des galas que je vais présenter, car j'ai bien l'intention d'en présenter un premier d'ici 2018. J'ai 99 combats amateurs à mon actif; ce serait l'fun d'en faire un 100e chez moi, à mon club...»

Dans ses plus beaux rêves, Bien-Aimé se voit faire de la boxe à temps plein grâce à son club.

«Ce serait l'fun d'en arriver là. Mais on va y aller tranquillement, une étape à la fois. Granby est toutefois une grande ville de boxe. Je me souviens encore des centaines d'amateurs qu'on attirait (avec lui en tête d'affiche) lors des galas au Collège Mont-Sacré-Coeur. On verra, mais tout est possible...»

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