«On a besoin d'aide»

Éric Gauthier croit en la relève locale en... (Janick Marois)

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Éric Gauthier croit en la relève locale en tennis. Mais il faut mieux l'encadrer, dit-il.

Janick Marois

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(Granby) Éric Gauthier a lu avec intérêt les propos d'Alain Faucher, tenus cet été dans La Voix de l'Est, à savoir qu'il rêve au jour où un Granbyen - ou du moins un joueur de la région - brillera dans le cadre du Challenger de tennis.

En fait, le président et directeur général du tournoi ne comprend pas pourquoi Granby, compte tenu de la passion des gens d'ici pour le tennis, n'a jamais produit d'athlètes capables de participer au Challenger à l'exception de Jean-François Bérard.

Gauthier est entraîneur à Tennis Granby (ou à Saint-Luc, comme tout le monde le dit encore) et à Interplus. Il s'occupe de la relève, celle d'élite. Et il affirme être convaincu que plusieurs des jeunes qu'il entraîne ont de l'avenir.

«Le talent est là et on peut espérer voir certains de ces jeunes réaliser le rêve de Me Faucher, a lancé le coach entre deux entraînements qu'il supervisait, mercredi matin, à Tennis Granby. Mais voilà, on a besoin d'aide. Présentement, il faut le dire, on est un peu laissés à nous-mêmes.»

Gauthier parle avec passion de quelques-uns de ses athlètes, comme Zachary Thibault et Isaac Danis, qui ont clairement ce qu'il faut selon lui pour espérer gravir les échelons du tennis de compétition.

«Ils ont entre 12 et 14 ans, ils aiment le tennis, ils mangent du tennis, ils s'entraînent fort et ils veulent participer au plus de tournois possible. Mais à un moment donné, ça coûte des sous, beaucoup de sous. Faire un tournoi à Québec, par exemple, ce n'est pas gratuit. Il y a l'essence, il y a l'hôtel, il y a toutes ces petites dépenses autour. Et souvent, on finit par perdre de bons joueurs parce que les parents n'ont plus les moyens de suivre.»

Le tennis est en pleine évolution au Québec et au Canada, mais il n'a pas une structure aussi solide que celle du hockey, par exemple.

Gauthier le premier affirme qu'il est loin d'être rémunéré pour tout le travail qu'il fait sur le court, lui qui fait quasiment du tennis à temps plein.

«Je suis chanceux, car ma conjointe a un bon emploi, ce qui me permet de donner beaucoup d'heures à mon sport. Mais je ne pourrai pas tenir le coup pendant des années, c'est clair.»

Plus difficile en région

L'homme a déjà contacté Alain Faucher et d'autres rencontres sont à l'agenda. Il ne détesterait pas non plus avoir une oreille attentive de la part de Tennis Canada.

«Moi, j'aimerais que nos jeunes poursuivent leur progression jusqu'à ce qu'ils soient pris en charge par la fédération. Mais il faut les rendre jusque-là. Et c'est encore plus difficile à l'extérieur de Montréal, où il y a moins de terrains et de facilités. Est-ce que Tennis Canada pourrait en faire plus pour le développement de la jeune relève? Je pense que oui.»

Gauthier est étonné, lui aussi, qu'aucun joueur d'ici n'ait réussi à participer au Challenger à l'exception de Bérard après toutes ces années.

«Granby est une excellente ville de tennis, c'est clair. L'intérêt est là et ce ne sont pas les joueurs qui manquent. Mais il faut avoir les moyens d'offrir un meilleur encadrement. On fait ce qu'on peut, mais on a besoin d'aide...»

Faudra voir si le message sera entendu.

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