DIRTcar: «La pression n'est plus la même»

«Si la voiture est à point, mes chances... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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«Si la voiture est à point, mes chances sont aussi bonnes que celles de n'importe qui», explique Mario Clair.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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(Granby) Non, la saison de courses n'est pas tout à fait terminée à l'Autodrome Granby. Même que la soirée de samedi s'annonce fort intéressante.

Les modifiés 358 de la série DIRTcar s'arrêteront à la piste sur terre battue de la rue Cowie pour leur rendez-vous annuel. Plusieurs pilotes venus des États-Unis et de l'Ontario viendront alors faire la compétition aux réguliers de l'Autodrome. Notons seulement la présence d'Erick Rudolph, de Pete Bicknell et du spectaculaire et controversé Chris Raabe, les trois premiers au classement de la série.

«J'aime beaucoup ces rendez-vous de fin de saison, avoue Mario Clair, le meilleur Québécois au classement avec une 11e place. Les championnats étant réglés partout au Québec, la pression n'est plus la même, il y a davantage de camaraderie entre les pilotes. Autrement dit, l'ambiance est beaucoup plus agréable.»

Il s'agira de la cinquième tranche de 11 du championnat de la série DIRTcar. Vendredi, les Québécois, les Ontariens et les Américains courraient au Mohawk Raceway, dans l'État de New York.

«Si la voiture est à point, mes chances sont aussi bonnes que celles de n'importe qui, reprend Clair, qui s'emballe toujours devant une épreuve de 100 tours comme ce sera le cas samedi. Mais voilà, il faut qu'elle le soit. C'est un gros défi.»

Clair a fini 10e au classement de l'Autodrome cette saison. Il a paradé dans le cercle des vainqueurs une fois. Il a connu ses meilleurs moments à Drummondville et à Cornwall.

«Granby et Saint-Marcel ont été mes bêtes noires. Surtout à Granby, il faut que les réglages sur la voiture soient parfaits parce qu'autrement, c'est impossible de finir parmi les cinq premiers tellement la compétition est féroce. Je cours toujours pour gagner, mais il y a des soirs à Granby où tu es satisfait d'un simple top 10.»

Sept soirs sur dix

Aucun des pilotes réguliers de l'Autodrome ne court à temps plein. Les gars, de véritables passionnés, ont tous des «jobs de jour». Mais Mario Clair compte clairement parmi ceux qui sont les plus actifs.

«À un moment donné, cet été, j'ai couru sept soirs sur une possibilité de dix, explique-t-il. Je suis l'un de ceux qui vont le plus souvent en Ontario et aux États-Unis. J'aime mon sport et je ne pourrais pas me contenter d'une seule petite veillée par semaine...»

À 43 ans, Clair affirme qu'il a toujours autant de plaisir en piste.

«C'est un sport qui coûte cher, qui est dangereux, mais qui m'apporte encore beaucoup de satisfaction. Je n'ai jamais encore pensé un instant à la retraite. La seule chose qui pourrait m'empêcher de courir, c'est l'argent. Je suis chanceux, car j'ai de bons commanditaires. Et il ne faut pas qu'ils me lâchent parce que je n'aurais pas les moyens d'aller aux courses sinon...»

Clair affirme enfin qu'il a vieilli et qu'il est de moins en moins à l'aise avec la chicane. Et c'est pourquoi il ne s'est pas prononcé, du moins publiquement, sur la fameuse question des moteurs.

«Est-ce que les Dodge sont vraiment plus puissants? Je ne sais pas. Moi, je roule avec du Chevrolet et je fais mon possible pour être compétitif. Il y a des soirs où il y avait de la tension dans les puits et je n'aimais pas ça. J'espère que la question sera réglée d'une manière ou d'une autre au cours de l'hiver afin qu'on passe à autre chose.»

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