«L'expérience ne garantit rien»

«Le temps passe vite. Quand je suis arrivé... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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«Le temps passe vite. Quand je suis arrivé ici, à 17 ans, j'avais l'impression que les années juniors, c'était long, très long. Et là, je regarde ça et ça achève. C'est spécial...», mentionne Philip Sardinha.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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(Granby) «Compte tenu de ce qu'on a réussi la saison dernière, ce serait décevant de se rendre moins loin cette année. Mais il ne faut surtout pas penser qu'on va gagner des matchs uniquement en raison de notre talent et de notre expérience. Ce serait une grosse erreur.»

Les Inouk entament vendredi soir leur 12e saison dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec en affrontant les Braves de Valleyfield au centre sportif Léonard-Grondin. Pour le Bromontois Philip Sardinha, 20 ans, il s'agira du début d'une quatrième et dernière campagne avec la troupe granbyenne et dans le circuit Jacques Laporte.

«Le temps passe vite, a soupiré Sardinha, jeudi après-midi, avant la séance d'entraînement. Quand je suis arrivé ici, à 17 ans, j'avais l'impression que les années juniors, c'était long, très long. Et là, je regarde ça et ça achève. C'est spécial...»

Un peu comme Marc-André Gauthier le disait dans notre édition de jeudi, Sardinha entend profiter de ces derniers moments au maximum. En passant, il sera adjoint au capitaine Gauthier au même titre que Keven Cloutier et Gabriel Chicoine.

«J'ai toujours été fier de porter le chandail de l'équipe de ma région et je le serai jusqu'à la fin. Honnêtement, on a tout ce qu'il faut pour avoir du plaisir cette saison. Moi, je vois les mois à venir avec beaucoup d'optimisme.»

En même temps, il répète qu'il ne faut rien prendre pour acquis.

«On a juste vu deux équipes en matchs préparatoires (Chambly et Princeville) et on va découvrir qui sont les puissances de la ligue au fur et à mesure des prochaines semaines. Mais moi, je sais que n'importe qui peut battre n'importe qui dans notre circuit. T'as beau avoir un gros club, si tu ne te présentes pas un soir donné, tu vas perdre.»

Mais Sardinha voit les mêmes choses que tout le monde: les Inouk semblent solides partout et ils ont beaucoup d'expérience.

«On a à peu près le même club qui a atteint la grande finale le printemps passé. Disons que je ne suis pas dépaysé quand je rentre dans le vestiaire. Mais l'expérience ne garantit rien. On a réussi quelque chose de beau la saison dernière, on veut aller encore plus loin, mais on sait qu'il va falloir mettre notre coeur sur la glace.»

Les Inouk ont un nouvel entraîneur en Patrick Gosselin. Pour Sardinha et tous ceux qui jouaient encore pour David Lapierre la saison dernière, il y a une certaine adaptation.

«Il y a des trucs qui ont changé, mais rien de très majeur. Personnellement, je m'entends très bien avec Patrick. Il se donne, comme Dave le faisait. C'est très positif jusqu'ici.»

Cinquante buts?

Philip Sardinha a enfilé 39 buts et a amassé 72 points en 53 matchs la saison dernière. Quand on lui demande s'il vise les 50 buts, il sourit.

«Je serais content de simplement répéter mes exploits de l'an dernier, a-t-il dit. Mais si je peux faire encore mieux, c'est certain que ce serait l'fun. Mais encore une fois, ce n'est pas parce que j'ai 20 ans que la rondelle va rentrer toute seule!»

Érik Longtin demeure le seul joueur de l'histoire des Inouk à avoir marqué 50 buts en une saison. C'était en 2014-2015.

En janvier, Sardinha entrera aux Hautes études commerciales (HEC). Peut-être devra-t-il alors rater une séance d'entraînement de temps en temps.

«Je n'ai jamais pensé quitter les Inouk parce que je vais étudier à Montréal. Je vais être ici jusqu'à la fin, jusqu'à la toute fin.»

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