Deux cyclistes dans des mondes opposés

Pier-André Côté, 19 ans, et Gérard-Louis Robert, 67... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Pier-André Côté, 19 ans, et Gérard-Louis Robert, 67 ans, ont la même passion, mais vivent deux réalités complétement différentes.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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(Bromont) Les meilleurs cyclistes de la province se font compétition sur l'ovale de Bromont depuis vendredi et poursuivront la lutte samedi, dans le cadre des Championnats québécois sur piste.

Parmi la centaine de cyclistes s'étant déplacés à Bromont pour l'occasion, deux font particulièrement tourner les têtes, et ce n'est pas en raison de leur vitesse sur la piste. L'un à 19 ans et l'autre... 67 ans!

Le premier, Pier-André Côté, est considéré comme la relève de Hugo Barrette, l'unique Canadien ayant participé aux épreuves de cyclisme sur piste aux Jeux olympiques de Rio. À sa première saison en tant qu'élite, il accumule les bons résultats.

Le cycliste de Saint-Henri (près de Lévis) est notamment le deuxième coureur de l'histoire des Mardis cyclistes de Lachine à prendre la tête du classement cumulatif aux points alors qu'il est encore junior. Le seul autre à l'avoir fait est l'excellent David Veilleux.

Étudiant en sciences de la nature, Côté a aussi bien fait lors des championnats nationaux tenus à Thetford Mines (médaille de bronze) et également lors du Tour de l'Abitibi (quatrième au terme de la série d'épreuves, meilleure performance québécoise).

«J'essaie d'y aller une étape à la fois et de ne pas trop me mettre de pression, avoue celui qui met la priorité sur ces études. Je me sens choyé d'être doté d'un talent.»

Et de l'autre côté du spectre, Gérard-Louis Robert, qui a connu une carrière auréolée de gloire après ses 50 ans, en cumulant plus de 300 victoires, les médailles d'or et les records du monde sur piste comme sur route.

Dans la tête

Le truc du vieux routier pour conserver la forme? «La passion et beaucoup d'entrainement, dit-il sans hésiter. Sans passion, ça ne sert strictement à rien de compétitionner.»

«Il faut aussi être prêt à accepter que parfois les bonnes performances ne soient pas au rendez-vous et qu'il y ait des cyclistes plus forts que soi», ajoute-t-il. Il estime que le cyclisme est une discipline qui se joue excessivement dans la tête.

Il se réjouit toutefois de ne pas avoir beaucoup de pression sur les épaules. «Étant plus vieux, je n'ai pas à être inquiet de faire l'équipe nationale, par exemple, explique le cycliste d'origine française. Il y a seulement moi pour décider des objectifs que je m'impose.»

Ce n'est pas le même son de cloche du côté de Pier-André Côté, qui vit une réalité tout à fait différente. «Moi, je dois être le meilleur parmi les meilleurs si je souhaite poursuivre plus loin... et il y en a des bons cyclistes ici!», admet le futur étudiant en actuariat à l'Université Laval.

Gérard-Louis Robert n'arrêtera pas le cyclisme tant qu'il restera en forme. Le jeune Côté, lui, tentera de gravir les échelons du cyclisme, un coup de pédale à la fois.

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