Alexandra Stevenson: la superstar qui veut reprendre sa place

«J'aime encore jouer au tennis et je veux... (Sarah-Jäde Champagne)

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«J'aime encore jouer au tennis et je veux prouver que je suis encore capable d'avoir du succès... même à mon âge», explique Alexandra Stevenson, qui a déjà participé aux demi-finales à Wimbledon.

Sarah-Jäde Champagne

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(Granby) Au début des années 2000, elle était une véritable superstar du tennis. Aujourd'hui, à 35 ans, elle a dû passer par les qualifications pour participer au Challenger Banque Nationale. Mais voilà, qu'est-ce qui fait encore courir Alexandra Stevenson?

«Vous vous demandez quelle est ma motivation? , demande la Californienne, sourire en coin. C'est pas compliqué, c'est la première fois depuis des années que je suis en parfaite santé, ou presque, et je rêve encore de revenir dans le top 100 mondial. J'aime encore jouer au tennis et je veux prouver que je suis encore capable d'avoir du succès... même à mon âge.»

En 1999, Stevenson est devenue la première femme de l'histoire à atteindre les demi-finales de Wimbledon après s'être qualifiée. Les commanditaires se l'arrachaient, les médias aussi. Pour vous donner une idée, elle a fait la une du magazine People et la célèbre intervieweuse Barbara Walters lui a consacré une émission spéciale. Elle était partout, absolument partout.

En 2002, elle s'est hissée jusqu'au 18e rang mondial. Et en 2004, elle a gagné un tournoi en double avec Serena Williams.

Les blessures se sont toutefois mises de la partie et on ne l'a plus revu à l'intérieur du top 100 après 2004. Cette même année, elle a subi une reconstruction complète de l'épaule droite, opération pratiquée par le célèbre James Andrews, une sommité dans le monde de la médecine sportive.

«Il m'en est arrivé des trucs, n'est-ce pas? , a-t-elle rigolé. Je suis un peu nostalgique des grands moments que j'ai vécus, mais j'ai réussi de belles choses et ça, personne ne pourra jamais me l'enlever...»

Car elle est un peu amère envers l'association américaine de tennis (USTA) qui, selon elle, ne l'aide pas à reprendre sa place au soleil.

«Je n'ai pas de support financier et je ne réussis même pas à avoir de laissez-passer nulle part dans des tournois présentés chez moi, aux États-Unis. Ici, au Canada, vous prenez soin de vos athlètes. Aleksandra Wozniak veut revenir dans le top 100 après avoir été blessée et elle est supportée à tous les niveaux par sa fédération. Je l'envie. Sais pas, peut-être que je devrais déménager chez vous!»

Son séjour à Granby a pris fin jeudi alors qu'elle a perdu au deuxième tour du simple et du double. En simple, elle s'est inclinée en trois manches, dont la dernière s'est rendue au bris d'égalité, devant la Belge Greet Minnen.

«Je n'ai pas joué mon meilleur tennis», a-t-elle résumé.

Pas important, l'âge

Alexandra Stevenson le répète: elle est déterminée à revenir dans le top 100 mondial, elle qui est actuellement... 629e. Et surtout, ne lui parlez pas de son âge, sinon vous risquez de la mettre en colère.

«Avoir 35 ans aujourd'hui, ce n'est pas comme avoir 35 ans il y a 10 ou 15 ans, a-t-elle souligné. On le voit partout, dans tous les sports, les athlètes n'ont jamais performé d'aussi belle façon aussi vieux. Honnêtement, je suis loin de penser à la retraite.»

Stevenson, une grande fille de 6'1', est débarquée à Granby avec sa mère, Samantha Stevenson, qui a connu une carrière exceptionnelle dans le monde du journalisme sportif. Et son père, c'est Julius Erving, ancienne grande vedette de l'Association nationale de basket-ball (NBA).

«J'étais condamnée à faire quelque chose de bien dans ma vie!», a-t-elle encore rigolé.

Elle a bien aimé Granby, a-t-elle dit avant de se préparer à prendre l'avion.

«J'aurais aimé passer plus de temps ici. À l'an prochain... peut-être.»

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