Le parcours de Félix Auger-Aliassime terminé au Challenger

Félix Auger-Aliassime n'avait pas cette maîtrise dans ses... (Sarah-Jäde Champagne)

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Félix Auger-Aliassime n'avait pas cette maîtrise dans ses coups qui le caractérisait il y a 12 petits mois à Granby.

Sarah-Jäde Champagne

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(Granby) «Après ce que j'avais réussi ici l'an dernier, je voulais bien faire. Peut-être même que je voulais trop. C'est dommage...»

Non, Félix Auger-Aliassime ne répétera pas les exploits qu'il avait signés en 2015 au Challenger Banque Nationale. Lundi, il s'est incliné au premier tour face à l'Américain Sekou Bangoura, 276e joueur mondial, en des manches de 4-6, 6-4 et 6-3.

Bien qu'on ait déjà vu plus de monde à la soirée d'ouverture du tournoi, ils étaient tout de même quelque 700 spectateurs à l'encourager, voire à forcer avec lui. Et la déception, tant chez l'athlète que chez ses partisans, était grande.

Auger-Aliassime a d'ailleurs mis près de 45 minutes avant de rencontrer les membres des médias après sa défaite. Une défaite qui faisait mal.

«Oui, je suis déçu, a-t-il dit. Ce soir, je n'ai pas joué mon meilleur tennis. En fait, j'ai l'impression d'être dans une mauvaise passe. Mes trois derniers matchs chez les pros (Challenger de Winnipeg, qualifications de la Coupe Rogers et Granby) n'ont vraiment pas été un succès...»

Le Montréalais a ajouté que bien des choses ont changé depuis un an, alors qu'il s'était mis au monde à Granby.

«Je vis une période d'adaptation. Il y a des trucs qui ne sont plus pareil au niveau personnel et au niveau sportif. J'ai grandi, j'ai changé quelques affaires dans mon jeu, etc. Jusqu'ici, 2016 a été une année de hauts et de bas. Et je suis dans un bas.»

Lundi, il a maintes fois démontré des signes de frustration sur le terrain, quelque chose qu'on n'avait pas vu chez lui l'an dernier. Si son service a atteint régulièrement les 190 kilomètres à l'heure (il a réussi 10 as), il l'a trop souvent perdu et il n'avait surtout pas cette maîtrise dans ses coups qui le caractérisait il y a 12 petits mois.

«C'est pas compliqué, j'ai fait trop d'erreurs. Ma soirée se résume à ça.»

Auger-Aliassime demeure un superbe espoir. Il reviendra à Granby et il gagnera d'autres matchs et peut-être même le tournoi. Mais à la suite de sa défaite, il n'était pas dans un état d'esprit pour entendre ce genre des choses.

«J'ai une leçon à retenir de ce match. Laquelle? Je ne sais pas vraiment. Mais je n'ai pas bien joué. Je suis vraiment déçu.»

Il reste que sa semaine de travail n'est pas finie. Il est ainsi inscrit en double avec Denis Shapovalov, l'autre grand espoir du tennis masculin au Canada, qui jouera d'ailleurs en simple sur le central mardi soir. Les deux adolescents ont atteint la finale du volet junior en double à Wimbledon il y a quelques semaines après avoir triomphé ensemble aux Internationaux des États-Unis, toujours chez les juniors, l'an dernier.

«Je vais essayer de me reprendre...», a terminé Auger-Aliassime, en haussant les épaules.

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